Il boit un café à l'Hôpital: un mois de prison
Bien qu'interdit d'entrée aux HUG, un Roumain de 48 ans souhaitait profiter de la connexion et boire un café pas cher. Enfermé!

Le café y est moins cher que dans un bistrot et le Wi-Fi est accessible. C'est ainsi que s'est justifié un ressortissant roumain de 48 ans condamné à trente jours de prison ferme. Le Courrier raconte son histoire dans son édition de vendredi. Arrêté le 26 janvier aux portes de l'Hôpital cantonal, l'homme était connu du service de sécurité des HUG qui lui avait précédemment notifié une interdiction d'entrée. Mais sa maîtrise du français est lacunaire: «Je n'étais pas conscient que je risquais la prison», dit-il, alors que l'institution le menace de plainte pénale s'il récidive.
Ainsi, le 26 janvier, quand le ressortissant roumain veut reprendre ses habitudes – boire un café en se connectant à Internet – un agent de sécurité lui barre la route. La police est appelée et l'homme est enfermé deux jours en détention préventive. Puis, une ordonnance pénale le condamnant à 30 jours de prison ferme pour violation de domicile lui est remise. Sévère, la peine? Dans son jugement, le procureur retient deux condamnations précédentes: en 2015, il entre illégalement en Suisse; un an plus tard, vole une bouteille de vin à 4 francs dans un grand magasin, détaille le quotidien. Enfin, la décision de justice reposerait également sur «l'origine douteuse» de ses effets personnels. Porteur de plusieurs téléphones portables, d'outils divers, de bijoux et de sommes d'argent en cash notamment, il aurait été assimilé à un cambrioleur. Dans tous les cas, son avocate, Me Camille Maulini, fustige la «totale disproportion de la peine» et se dit «choquée que la présomption d'innocence n'ait pas prévalu.» Quant à l'homme condamné, il s'est justifié en affirmant qu'il achète et revend des voitures à l'international. Enfin, le prévenu étant sans domicile fixe, la notification de la condamnation lui est parvenue au-delà du délai de recours. Lui et son avocate ne peuvent donc (plus) s'y opposer.
Questionnés au sujet de cette condamnation, ni les HUG ni le Ministère public n'ont souhaité commenter la décision. L'Hôpital rappelle toutefois qu'il inflige une dizaine d'interdictions d'entrer dans ses bâtiments chaque année, notamment lorsque des personnes utilisent les locaux à des fins qui ne s'inscrivent pas dans sa mission première, celle de prodiguer des soins.
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