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Idiotismes gastronomiques
Tronche de cake!

Cake with raisins and candied fruit on a black reflective background.
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Ce n’est jamais aimable de traiter quelqu’un de tronche de cake. Même si, selon les cas, l’expression peut stigmatiser deux singularités humaines assez distinctes. Soit un visage peu gracieux aux traits avachis, exprimant éventuellement un grand vide intérieur. Soit un caractère de cochon, un abrutissement désespérant, voire une obstination confinant à la crétinerie cosmique. Notez que ces deux acceptions peuvent s’appliquer au même individu.

«Mais que vient faire le cake britannique, si doux, si délicat, dans cette affaire?»

Mais que vient faire le cake britannique, si doux, si délicat, dans cette affaire? Rien. Ce cake est un jeu de mots, un calembour bon marché, à partir du nom occitan quéco, qui qualifie un filou, un voleur, un bandit du dimanche. Mais aussi, dans d’autres régions méridionales, le zizi des messieurs. Voilà d’ailleurs le sens qui nous intéresse.

Tronche, après avoir signifié un tronc d’arbre ou la bûche qui crépite dans la cheminée le soir de Noël, désigne depuis des siècles le visage ou la tête. Et même parfois une tête drôlement bien faite. Exemple: «Mon cousin, c’est une tronche en maths.» Dans tronche de cake, nulle trace pourtant d’aptitude exceptionnelle. Non. Si l’on résume ce qui précède, il s’agit là d’un bête synonyme de… tête de nœud. Ce qui n’est décidément pas aimable. 

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