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Trois trucs à savoir sur«I am Greta»

L’égérie écologiste se dévoile (un peu) dans ce documentaire de Nathan Grossman.

Greta Thunberg saisie au tout début de son action qui allait en septembre 2018 prendre un tour phénoménal.
Greta Thunberg saisie au tout début de son action qui allait en septembre 2018 prendre un tour phénoménal.
DR

1. Hasards et coïncidences

Le réalisateur s’est intéressé par hasard à Greta Thunberg, pensant d’abord à un court-métrage sur l’activisme écologique d’écoliers se mettant en grève pour la planète. Il est donc allé filmer une étudiante manifestant devant le Parlement suédois en septembre 2018. Lui trouvant de la «présence», le cinéaste lui a demandé s’il pouvait la suivre. C’était Greta Thunberg, le phénomène était lancé, qu’il a suivi durant un an.

2. Une histoire de toaster

Documentariste branché sur les questions environnementales, Nathan Grossman a débuté comme photographe, notamment à Rolling Stones India. Son court-métrage «The Toaster Challenge» a été vu plus de 15 millions de fois. Le Suédois opposait des sportifs de haut niveau à un grille-pain, les champions devant pédaler pour tenter d’alimenter l’appareil, soit générer 700 watts.

3. Fusion de force et fragilité

L’intérêt de ce documentaire vient surtout de l’innocence qui entoure encore Greta Thunberg, une gamine de 15 ans qui découvre la célébrité et ses miroirs aux alouettes. Oratrice innée, l’ado trouve souvent les mots pour remettre ses fans sur les rails de son combat. Au-delà du paternalisme, puis du mépris, qu’elle suscite, elle découvre aussi les mensonges des puissants. «Tout le monde dit combien c’est adorable ce que nous faisons, tous les chefs de gouvernement font des promesses. Et puis ils ne le tiennent pas.» Des vérités assénées toujours sur ce ton calme avec ce regard d’intelligence ironique qui glace.

Docu (Suède. 102’. 16/12). Cote: XX (intéressant).

2 commentaires
    Baron Samedi

    Chez les Thunberg, rigoler un bon coup doit être considéré comme l’hérésie suprême qui serait passible du bûcher si l’on ne craignait le dégagement de CO2 qui s’ensuivrait !