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Élection du 7 marsHuit candidats pour un siège au Conseil d’État

Les partants avaient jusqu’à midi ce lundi pour s’annoncer au Service des votations. La liste définitive réserve quelques surprises.

Le Service des votations, à la route des Acacias.
Le Service des votations, à la route des Acacias.
STEEVE IUNCKER-GOMEZ

Les candidats à la succession de Pierre Maudet sont connus. À l’heure dite, soit lundi 11 janvier à midi, date de clôture des listes, le Service des votations et élections avait enregistré huit candidatures en vue de l’élection partielle du 7 mars, mais il a fallu attendre la fin de l’après-midi que les cinquante signatures validant chacune des candidatures soient vérifiées et que les noms soient enfin publiés.

Huit candidats, c’est un peu plus qu’attendu. En 2012, lors de la partielle organisée dans la foulée de la démission du magistrat PLR Mark Muller, on en recensait sept. Cette fois, on en escomptait plutôt six.

Candidat sur la liste «Liberté et justice sociale», Pierre Maudet (42 ans) tentera donc de retrouver son siège que d’autres convoitent également, notamment le conseiller national Michel Matter (Vert’libéral, 56 ans), la Verte et ancienne conseillère municipale Fabienne Fischer (59 ans), le député PLR Cyril Aellen (48 ans), l’ancien élu municipal Morten Gisselbaek (PdT, 64 ans) et le conseiller national Yves Nidegger (UDC, 63 ans).

Le plus jeune a 37 ans

Yann Testa, président du Parti bourgeois-démocrate (37 ans) et Olivier Pahud, sur la liste «Évolution suisse», sont également candidats. Ce sera la dernière campagne du PBD: ce parti fusionne en effet avec le PDC au niveau national. Hormis le parti, la fonction politique et l’âge, on peut regrouper ces candidats par sexe: une femme affrontera sept hommes. Dans l’ensemble, on recense au moins quatre avocats ou juristes, un médecin, un architecte et un employé de commerce.

Cette partielle, la première depuis 2012, s’avérera assez particulière. D’une part, elle se déroule sur le fond de la crise économique et sanitaire la plus grave de ces dernières décennies. De quoi compliquer la campagne et peser lourdement sur les débats. À cela s’ajoute une circonstance spéciale: le procès du candidat sortant Pierre Maudet, qui se tiendra pendant les vacances de février, soit quinze jours avant le verdict populaire.

Correction du 11.12.2021, 20h20: Contrairement à ce que nous indiquions dans une version précédente de cet article, Fabienne Fischer n’a pas été députée.

21 commentaires
    bOTAnic

    Maudet risque de faire la surprise en balayant la totalité des autres candidat(e)s. L'électeur genevois a parfois la mémoire courte....ou pas ?

    On relèvera l'erreur du PS et du PDC, de ne pas avoir présenté un candidat de leur parti.

    Car, une partie de l'électorat sympathise avec certaines idées de la gauche, sans toutefois vouloir poursuivre dans les extrêmes Vertes.

    Une partie de l'électorat sympathise avec la droite, sans toutefois adhérer au démantèlement de l'Etat, des retraites ou des Services publics comme la santé ou la Police. Démantèlements dont en sont friands les PLR et l'UDC.

    RDv le 7 Mars. Votez pour qui vous voulez, mais VOTEZ !