Les élus sont frappés par la fièvre twitteuse

Palais fédéral Les parlementaires sont toujours plus nombreux à se tourner vers de réseau de micro-bogging. Les Romands sont parmi les plus assidus.

Près de 70 parlementaires possèdent un compte Twitter.

Près de 70 parlementaires possèdent un compte Twitter. Image: archive/Keystone

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Le président américain Barack Obama marque des points sur Twitter, où il se moque de Mitt Romney et donne une touche virale à ses messages politiques.

Sans chercher le buzz, les parlementaires suisses se tournent aussi vers le réseau social qui permet de publier des messages de 140 caractères. Outre le conseiller fédéral Alain Berset, 67 conseillers nationaux et sénateurs (sur 246) possèdent un compte. Et les deniers politiciens à avoir rejoint le navire des twittos politiques sont Manuel Tornare (PS/GE) et Roger Nordmann (PS/GE), rapporte le site spécialisé SoMePolis.

Cette plate-forme bilingue créée par deux géographes et un spécialiste des médias sociaux analyse comment les parlementaires helvétiques utilisent les nouveaux réseaux. «On assiste à un glissement général de l’écosystème politique vers Twitter, note Ralph Straumann, cofondateur de SoMePolis. Vous y trouvez les politiciens, mais aussi les lobbyistes et les journalistes».

Deux Romands dans le top 3

Durant les sessions l’activité des élus fédéraux explose aussi sur Twitter. «Le nombre de contributions peut être multiplié par 4 ou 5», relève le spécialiste. Lors de la première semaine, Balthasar Glättli (Verts/ZH), Mathias Reynard (PS/VS) et Jean Christophe Schwaab (PS/VD) ont été les plus assidus, avec respectivement 37, 31 et 21 tweets.

Les Welsches sont-ils plus prompts à gazouiller? «Il n’y a pas de rideau de rösti numérique au parlement, sourit Ralph Straumann. En revanche, il y existe bel et bien une typologie des parlementaires sur Twitter.»

Typologie des twittos fédéraux

De manière générale, les plus actifs sont à chercher parmi les jeunes politiciens. Outre les trois ci-dessus, Natalie Rickli (UDC/ZH), Cedric Wermuth (PS/AG) ou encore Lukas Reimann (UDC/SG) sont des twittos réguliers. Caractéristique: ils se servent aussi de la plate-forme pour débattre, interpeller et discuter avec les autres membres. Yannick Buttet (PDC/VS), Barbara Schmid-Federer (PDC/ZH) ou encore Christoph Mörgeli (UDC/ZH) comptent aussi parmi les bons élèves.

Une deuxième catégorie regroupe les politiciens qui utilisent uniquement pour médiatiser certaines de leurs actions ou renvoyer vers d’autres contenus politiques, mais sans exploiter les interactions sociales offertes par Twitter.

Enfin, certains politiciens (ou leurs responsables communication) semblent avoir créé un compte juste pour occuper le terrain et éviter une usurpation d’identité. C’est le cas par exemple de Christoph Blocher ou Jacques Neirynck. «Il n’est pas exclu que ces profils aient été ouverts dans le cadre de cours que donnent les partis pour sensibiliser leurs politiciens aux nouveaux médias», analyse Ralph Straumann. (nxp)

Créé: 21.09.2012, 06h59

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