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Etats-UnisVie privée: l'amende record infligée à Facebook validée

La justice américaine a confirmé l'amende de 5 milliards de dollars infligée au réseau social en 2019, dans le sillage du scandale de Cambridge Analytica.

En plus de l'amende, l'entreprise de la Silicon Valley avait dû mettre en place un comité indépendant sur la protection de la vie privée.
En plus de l'amende, l'entreprise de la Silicon Valley avait dû mettre en place un comité indépendant sur la protection de la vie privée.
Keystone

Un juge a validé jeudi l'amende de 5 milliards de dollars imposée l'été dernier par l'agence américaine de protection des consommateurs (FTC) à Facebook. Le réseau social a été reconnu coupable de ne pas avoir su protéger les données personnelles de ses utilisateurs.

Utilisateurs «trompés»

C'est une décision «historique», a estimé vendredi le président de cette agence, Joe Simons, en soulignant que la FTC n'avait jamais infligé une amende aussi importante. L'organisme accusait le réseau social le plus puissant au monde d'avoir «trompé» ses utilisateurs sur leur capacité à contrôler leurs informations personnelles.

En plus de l'amende, elle avait imposé à l'entreprise de la Silicon Valley de mettre en place un comité indépendant sur la protection de la vie privée.

Le réseau social avait aussi dû s'engager à ajouter des fonctionnalités permettant aux utilisateurs de mieux contrôler leur vie privée à tous les niveaux de la plateforme, et à fournir des rapports réguliers sur les risques, les problèmes et les solutions mises en place pour assurer la confidentialité des informations.

Le scandale Cambridge Analytica

C'est après l'éclatement en mars 2018 du scandale des fuites de données vers la firme britannique Cambridge Analytica, qui travaillait pour la campagne de Donald Trump en 2016 et a détourné les données personnelles de dizaines de millions d'utilisateurs dans le monde, que la FTC avait ouvert une enquête.

Certains défenseurs de la vie privée s'étaient opposés à l'accord noué entre l'agence et Facebook en estimant qu'il ne punissait pas suffisamment le groupe. Le réseau social a pour sa part affirmé que l'accord allait au-delà de la législation.

Il devrait servir «de base pour toute réglementation sur la vie privée», aux Etats-Unis comme ailleurs, a affirmé le responsable de la confidentialité chez Facebook, Michel Protti, dans un billet de blog. Il a en tout cas servi d'élément déclencheur «pour changer la culture de l'entreprise», a-t-il ajouté.

ats

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