«Bioshock»prend de la hauteur

Jeu vidéoLe jeu événement «Bioshock Infinite» délaisse les profondeurs marines pour explorer une cité dans les nuages. Le dépaysement de haut vol est au rendez-vous.

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Certains œuvres de fictions marquent à jamais la géographie des lieux imaginaires. La série Bioshock est de celles-là. En deux jeux, elle a hissé la cité sous-marine de Rapture dans la même ligue que les villes d’Arkham, de Sin City ou de Silent Hill.

Dans «Bioshock Infinite», sorti cette semaine sur PS3, Xbox et PC, les concepteurs quittent les abysses de l’Atlantique et les sous-marins art déco pour la cité volante de Columbia. Ils troquent aussi les années 50 pour une ambiance début de siècle.

Eden perverti

L’histoire démarre en 1912, sur la côte est des Etats-Unis. Booker DeWitt, un ex-détective à la dérive est embauché pour retrouver la trace d’Elisabeth, une jeune femme mystérieuse retenue à Columbia. La ville volante emprunte abondamment l’esthétique «steampunk» et à l’architecture balnéaire américaine du XIXe siècle. Le cocktail dépaysant conduit le joueur à explorer une sorte de double solaire de Rapture.

Ce décor idyllique ne tarde pas à se lézarder. Derrière les façades proprettes se dessine une société réactionnaire, esclavagiste et paranoïaque dominée par un prophète fanatique. Son Eden perverti ne tarde pas à montrer son vrai visage: Columbia est plus proche de la Nef des fous que d’une Arche salvatrice. Et ses passagers n'entendent pas laisser Booker DeWitt perturber leur train-train malsain.

Un grand jeu

Si l’histoire de «Bioshock Infinite» n’a rien à voir avec les épisodes précédents, la mécanique de jeu est grosso modo la même. Les «Toniques» remplacent les «plasmides» dans le vocabulaire local, mais le héros s’équipe toujours d’un pouvoir surnaturel dans la main gauche et d’une arme dans la droite. De quoi se frayer un chemin sanglant à travers la dizaine d’heures nécessaires pour terminer le jeu en ligne droite, entre fusillades à grande échelle et rebondissements à la chaîne.

A force de se voir repoussé, les graphismes de «Bioshock Infinite» ont pris par endroits un coup de vieux, avec notamment des modélisations 3D à la hache. C’est le seul bémol. Columbia n’a pas à rougir face à Rapture dans l'atlas des villes imaginaires: la magie opère. Cette coulisse somptueuse comblera les joueurs qui aiment explorer des univers riches, originaux foisonnants de détails bien pensés. Un grand jeu.

«Bioshock Infinite» - PS3, Xbox 360, PC - 18 ans

(nxp)

Créé: 28.03.2013, 17h30

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