Passer au contenu principal

Facebook ferme des pages de groupes néo-fascistes

L'entreprise américaine a fermé des pages d'incitation à la haine, gérées par les groupuscules d'extrême droite néo-fascistes italiens, CasaPound et Forza Nuova.

De nombreux responsables de la gauche italienne se sont félicités de cette décision.
De nombreux responsables de la gauche italienne se sont félicités de cette décision.
AFP

Le réseau social Facebook a fermé les pages de deux groupuscules d'extrême droite néo-fascistes italiens, CasaPound et Forza Nuova, ainsi que celles de leurs dirigeants. Il les accuse de répandre la haine.

«Les gens et les organisations qui diffusent la haine ou attaquent les autres en raison de ce qu'ils sont n'ont pas leur place sur Facebook et (sa filiale) Instagram», a indiqué le réseau social américain dans un communiqué. «Les comptes que nous avons fermés violaient» cette politique de Facebook interdisant l'usage du réseau social à ceux engagés dans des campagnes de haine, selon la même source.

Facebook n'a pas précisé quelles étaient les pages fermées mais les personnes concernées ont réagi. Les dirigeants des deux formations en question ont protesté contre cette mesure, «un crachat à la figure de la démocratie», selon le chef de CasaPound, Simone Di Stefano, «un acte de répression de la pensée», selon celui de Forza Nuova, Roberto Fiore.

Manifestations violentes

Ces deux groupuscules néo-fascistes organisent souvent des manifestations, parfois violentes, contre les migrants ou les réfugiés en Italie, provoquant des heurts avec les forces de l'ordre.

La page d'accueil du site Forza Nuova a pour slogan «l'Italie aux Italiens» et réclame notamment «l'interdiction d'entrée» sur le territoire national «à tous les non-Européens» qui n'auraient pas un motif valable pour venir en Italie ou un visa en règle.

Selon plusieurs témoins oculaires et des photos, des militants et responsables de ces deux organisations ont participé lundi à une manifestation à l'appel du parti d'extrême droite Frères d'Italie (néo-fasciste) devant le Parlement, pendant un discours du Premier ministre Giuseppe Conte. Des slogans «Duce, Duce» - surnom du dictateur Benito Mussolini - ont été entendus et plusieurs manifestants ont fait le salut fasciste.

De nombreux responsables de la gauche italienne se sont félicités de la décision de Facebook. Lundi, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a demandé à la classe politique et aux citoyens, des tons plus modérés et «plus de sobriété notamment sur les réseaux sociaux», dans son discours devant les députés avant un vote de confiance.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.