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InternetFacebook continue de draguer la Chine

Après les visites de Zuckerberg, le géant US a recruté un cadre pour gérer ses relations avec le gouvernement chinois.

Mark Zuckerberg s'est lancé dans l'apprentissage du mandarin.
Mark Zuckerberg s'est lancé dans l'apprentissage du mandarin.
Keystone

Facebook gonfle ses effectifs à Shanghai et a récemment recruté un cadre pour gérer ses relations avec le gouvernement chinois. C'est un signe que le géant californien entend renforcer sa présence dans le pays, même si le réseau social reste banni de l'internet local.

William Shuai a été nommé par Facebook responsable senior de ses relations avec Pékin, selon son profil sur le réseau professionnel LinkedIn. Il avait occupé précédemment un poste similaire chez Baidu (géant internet chinois) et chez LinkedIn. William Shuai a de l'entregent au sein des autorités chinoises: avant d'intégrer le secteur privé, il était un cadre de la très puissante Commission nationale pour la réforme et le développement, l'agence de planification économique du pays, selon le Wall Street Journal.

De quoi aviver les spéculations sur les ambitions de Facebook en Chine: le groupe avait reconnu mi-août avoir introduit en catimini dans le pays une discrète application de partage de photos, «Ballons colorés», au succès très limité. Une façon de revenir par la petite porte sur le colossal marché de l'internet chinois, où son réseau social phare reste toujours bloqué, inaccessible depuis 2009.

Opérations de séduction

De son côté, un département «hardware» (produits électroniques) de Facebook, Building 8, a publié des annonces pour recruter plusieurs ingénieurs à Shanghai. Selon des sources citées par le New York Times, le groupe cherche des bureaux dans la ville pour abriter les équipes de «Building 8».

Le géant américain multiplie les «opérations séduction» à l'égard du régime communiste: le PDG et fondateur Mark Zuckerberg a fait plusieurs visites en Chine, où il a rencontré des dirigeants politiques et, notamment, effectué un jogging pékinois en plein smog. Il s'est même lancé dans l'apprentissage du mandarin.

De son côté, la responsable de Facebook pour la Chine, Wang-Li Moser, avait rencontré en mai le directeur de la Commission de la municipalité de Shanghai pour le commerce, afin de discuter la possibilité d'établir une filiale de Facebook, selon le site internet de la Commission.

Contrôle d'internet

La Chine gère un vaste système de contrôle d'internet: les commentaires ou articles considérés comme sensibles sont effacés et de nombreux sites occidentaux sont rendus inaccessibles (Google, Instagram, Twitter, YouTube ou encore Dailymotion). Dans un contexte de raidissement des autorités, les analystes doutent d'un déblocage du site internet Facebook en Chine à court terme.

En revanche, les efforts de Facebook dans le domaine du «hardware» pourraient reposer de façon cruciale sur la Chine, ses fournisseurs et usines de composants électroniques.

ats

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