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La dernière séance… des films analogiques

De la production à la diffusion, la transition numérique a totalement bouleversé l’industrie du cinéma. Finies les pellicules de 35 mm, place aux fichiers informatiques et à la fibre optique.

Didier Zuchuat: «Un projecteur argentique bien entretenu pouvait durer 50 ans ou plus. Avec le numérique, c’est différent. Il faut rester à la page afin de pouvoir diffuser tous les formats. Et l’obsolescence des appareils est plus rapide.»
Didier Zuchuat: «Un projecteur argentique bien entretenu pouvait durer 50 ans ou plus. Avec le numérique, c’est différent. Il faut rester à la page afin de pouvoir diffuser tous les formats. Et l’obsolescence des appareils est plus rapide.»
STEEVE IUNCKER

Rue de Carouge, à Genève. C’est ici, aux numéros 72-74, que se trouve l’une des salles obscures parmi les plus mythiques de la ville: le Cinérama Empire. Ouvert en 1967, ce cinéma a conservé son architecture d’antan. «Lorsqu’il pénètre à l’intérieur, le spectateur est plongé dans l’atmosphère du début des années 70», explique Didier Zuchuat, administrateur du lieu. Visuellement, rien n’a changé donc. Et pourtant, tout a changé. En coulisses du moins. Là où les yeux des spectateurs ne se posent que trop rarement.

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