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TechAlphabet: Sundar Pichai encore mieux payé

Le patron promu d'Alphabet va recevoir une grosse augmentation de salaire ainsi qu'un montant juteux en actions.

Sundar Pichai.
Sundar Pichai.
AFP

Alphabet, la maison mère de Google, va nettement augmenter le salaire annuel de son nouveau patron Sundar Pichai et lui offrir des actions d'un montant pouvant dépasser les 200 millions de dollars (196,55 millions de francs), selon un document déposé auprès du gendarme boursier américain vendredi.

Sundar Pichai, qui a pris les rênes d'Alphabet début décembre, va toucher 2 millions de dollars l'année prochaine (1,97 million de francs). Selon l'agence Bloomberg, il était payé 650'000 dollars lorsqu'il était PDG de Google, un poste qu'il va d'ailleurs conserver.

Il pourra également prétendre à 90 millions de dollars en actions en fonction des performances du géant de l'internet et pourra récupérer des actions, échelonnées dans le temps, pour un montant s'élevant jusqu'à 120 millions de dollars.

Moment épineux

La valeur des actions basées sur les résultats du groupe pourra varier de 0% à 200%, selon la performance d'Alphabet par rapport à l'indice S&P 100, composé des 100 plus grandes valeurs cotées au sein de l'indice élargi S&P 500, lors des deux prochaines années.

L'ingénieur d'origine indienne a été propulsé à la tête d'Alphabet à un moment épineux pour le numéro un des moteurs de recherche, durement critiqué par des activistes, des responsables politiques et une partie de ses propres salariés.

Les co-fondateurs de Google Larry Page et Sergey Brin ont abandonné leurs fonctions dirigeantes, mais conservent le contrôle du conseil d'administration d'Alphabet grâce à leurs actions, qui leur confèrent la majorité des voix.

Pression accrue

Dans ses nouvelles fonctions, Sundar Pichai va devoir faire face à la pression accrue de gouvernements et de régulateurs qui accusent Google de mauvaises pratiques en termes de gestion des données personnelles, de respect de la concurrence ou de montages financiers pour échapper aux impôts.

En interne, le groupe est régulièrement critiqué pour avoir largement dévié des idéaux gravés dans le code de conduite des débuts, qui comprenaient la formule «don't be evil», c'est-à-dire «ne soyez pas malveillants».

Les reproches de salariés ou d'ex-employés portent sur des sujets divers, des relations de l'entreprise avec les gouvernements américains ou chinois aux accusations d'avoir étouffé des cas de harcèlement sexuel.

En décembre, Sundar Pichai a gardé son calme lors d'un témoignage au Congrès américain face à des législateurs qui accusaient Google de faire preuve de parti pris politique et de récolter des données personnelles de manière intrusive. «Nous fabriquons nos produits de façon neutre», avait notamment affirmé Sundar Pichai.

AFP

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