L’«abus de surveillance» inquiète les Suisses

FlicageLa pétition du Parti pirate contre la nouvelle loi sur la surveillance des communications a passé le cap des 10'000 signatures.

Pour les autorités, la révision de la LSCPT vise à donner un cadre légal et strict à l’utilisation des nouveaux moyens de surveillance.

Pour les autorités, la révision de la LSCPT vise à donner un cadre légal et strict à l’utilisation des nouveaux moyens de surveillance. Image: archive/Keystone

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Elle a le vent en poupe, la pétition «Non à l’abus de surveillance par l’Etat». Lancée le 21 avril par le Parti pirate, elle vient de dépasser les 10'000 signatures. Un score qui réjouit Pascal Gloor, vice-président du jeune parti: «C’est un très bon résultat, d’autant que le sujet est complexe».

Logiciels espions

La pétition s’élève contre la révision de la loi sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (LSCPT), actuellement en phase préparlementaire. Les détracteurs de cette nouvelle mouture dénoncent l’introduction de logiciels espions sur les ordinateurs et les mobiles ainsi qu’une «surveillance intrusive». Autant d’accusations que rejette la Confédération. Pour les autorités, la révision de la LSCPT vise simplement à donner un cadre légal et strict à l’utilisation des nouveaux moyens de surveillance. Leur présence dans l’arsenal des enquêteurs est rendue nécessaire par l’évolution des moyens de communication.

Les suffrages seront transmis à la Commission en charge du dossier à la fin du mois, dans l'espoir de faire réagir favorablement les Sénateurs concernés.

Effet Snowden?

Le thème reste sensible, et les scandales d’espionnage américain ne sont peut-être pas étrangers au succès de la pétition helvétique. Ses auteurs n’ont toutefois pas observé de pic après les révélations d’Edward Snowden. «Les gens scandalisés par les agissements de la NSA ne réalisent pas toujours que la Suisse est en train de prendre le même chemin que les Etats-Unis», analyse Pascal Gloor. On voit comment dérapent les services de renseignement lorsqu’on leur confie des outils trop puissants et une base légale trop généreuse».

Créé: 06.08.2013, 14h06

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