«Jet d’encre», média alternatif à la subjectivité assumée

Nouvelle VagueL’espace d’expression et de débat en ligne soufflera ses six bougies cet automne. Rencontre avec son cofondateur, Victor Santos Rodriguez.

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Sur le site de Jet d’encre, deux onglets résument bien la spécificité de ce média qui se définit comme une tribune. Le premier invite quiconque le souhaite à «contribuer» sur une base régulière ou ponctuelle. Le second fait appel aux dons qui permettent au magazine de s’autofinancer. Défendant cette ligne participative et indépendante, Jet d’encre cherche à enrichir le débat public. Aux rédacteurs volontaires viennent s’ajouter des experts sollicités ponctuellement: intellectuels, économistes, politiciens.

Découpé en neuf catégories, dont les plus récentes s’intitulent migration, genre et critique des médias, le magazine en ligne ne s’attache pas tant aux thématiques qu’à la manière dont elles sont abordées. «Notre approche se veut critique et réfléchie», précise Victor Santos Rodriguez. Agé de 29 ans, membre du comité de Jet d’encre depuis ses débuts, il n’a pas l’intention de concurrencer la presse traditionnelle: «Nous n’avons ni les moyens ni le savoir-faire pour transmettre des actualités au quotidien. L’information que nous proposons répond à une analyse de fond, tant sur des questions locales qu’internationales.»

Constitué de quatre personnes au départ, le comité éditorial s’est élargi à neuf membres. Tous bénévoles, ils relisent, corrigent et accompagnent les contributeurs. Né pendant les études universitaires de ses fondateurs – essentiellement en sciences sociales et politiques – le média ne s’est pourtant jamais revendiqué estudiantin. Il fonctionne grâce aux fonds propres des membres de son comité et par les dons. «Nous tenons à cette indépendance, mais nos moyens restreints limitent notre développement, qu’il faudrait envisager pour répondre à un lectorat croissant.» Les statistiques du site indiquent en moyenne une dizaine de milliers de vues chaque mois.

En parallèle, Victor Santos Rodriguez fait une thèse de doctorat à l’Institut de hautes études internationales et du développement (Iheid). «Je travaille sur les liens entre migration et sécurité en Suisse. Les questions d’altérité, de rapport à l’autre, sont un thème transversal à mes activités de recherche et à Jet d’encre. J’y vois une cohérence d’ensemble. La finalité est commune: apporter du contenu pour une délibération citoyenne.»


La sélection digitale

Taha Bawa, 27 ans, est le CEO de la start-up Goodwall, forte de vingt-cinq employés, dont l’app compte un million d’utilisateurs dans le monde. «Elle est utile pour les étudiants, cela leur permet d’entrer en contact avec les universités et les entreprises», explique son cofondateur. Pendant ses meetings, le jeune homme prend des notes avec l’appli Evernote, qui permet ensuite de les partager. Il lit régulièrement The Economist sur son smartphone. «L’app n’a rien de très original, mais le contenu est toujours intéressant.»


Les bons plans

Malena Azzam, 28 ans

Réalisatrice – elle est en train de tourner son premier long-métrage –, impliquée dans la vie associative, cofondatrice de la première crémerie végane genevoise qui ouvrira ses portes en novembre prochain, Malena Azzam ne manque pas de projets. Elle aide par ailleurs régulièrement au magasin familial Tea Point, à la rue du Lac, aux Eaux-Vives. «On y trouve des thés de Chine, tous produits de façon artisanale. C’est un endroit hors du temps. On peut y apprendre à préparer le thé selon l’art gongfu cha», expose-t-elle. Des démonstrations se font à la demande des clients, ou sous forme d’atelier pour petits et grands, sur rendez-vous. En matière de nourriture éthique, la jeune femme a ses bonnes adresses. Le restaurant Mu-Food, aux Pâquis, en fait partie. «Ce sont des passionnés qui tiennent le lieu. Tout est réfléchi pour proposer des plats bio, véganes et… délicieux.» L’établissement Gino Sano, à la rue Adrien-Lachenal, a ouvert ses portes tout récemment. On y trouve des plats et viennoiseries véganes, bio et sans gluten, du café et des jus de fruits. Malena Azzam se réjouit de la tenue du premier festival végane à Genève, qui aura lieu le week-end des 20 et 21 octobre à la Salle centrale de la Madeleine, avec stands, ateliers et conférences sur le sujet.

(TDG)

Créé: 03.10.2017, 15h18

Victor Santos Rodriguez, cofondateur de «Jet d’encre», qui défend une ligne participative et indépendante, et cherche à enrichir le débat public.

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