Facebook «ne vend pas les données perso»

Mark ZuckerbergDans une tribune publiée par plusieurs médias, le patron de Facebook répond aux critiques contre le réseau social.

Mark Zuckerberg à Paris le 24 mars 2018.

Mark Zuckerberg à Paris le 24 mars 2018. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Mark Zuckerberg a une nouvelle fois assuré jeudi que Facebook ne vendait pas les données personnelles de ses usagers, énième exercice de pédagogie destiné à répondre aux critiques les plus récurrentes adressées au réseau social.

«Ces derniers temps, beaucoup de questions ont émergé autour de notre modèle économique, c'est pourquoi je souhaite clarifier la manière dont nous fonctionnons», écrit le jeune patron dans une tribune diffusée jeudi soir par le Wall Street Journal, Le Monde et d'autres titres européens à l'occasion du quinzième anniversaire du réseau social le 4 février.

Expliquant que la publicité, base de ce modèle, permet de financer le service et donc de le proposer gratuitement, le co-fondateur de Facebook justifie aussi la collecte de données personnelles de la façon suivante: «Les gens nous disent que s'ils doivent voir des publicités, celles-ci doivent être pertinentes pour eux». «Pour cela, nous devons comprendre leurs centres d'intérêt», poursuit-il dans la version française du texte publié par Le Monde.

«Ce modèle peut sembler opaque»

Pour autant, «nous ne vendons pas les données des gens, contrairement à ce qui est souvent rapporté», dit-il encore en réponse à l'une des critiques les plus fréquemment adressées à Facebook, surtout depuis le scandale Cambridge Analytica autour de la fuite de données à l'insu des utilisateurs.

Facebook ne fournit en effet pas les données elles-mêmes aux annonceurs publicitaires ou autres tierces parties. Ce qu'il facture, c'est l'accès aux usagers, ciblés grâce aux données personnelles collectées et détenues par le réseau aux 2,3 milliards d'utilisateurs.

Avec ces données, Facebook crée «des catégories - par exemple, personne aimant le jardinage et vivant en Espagne - à partir des pages qu'ils aiment ou encore des contenus sur lesquels ils cliquent», explique Mark Zuckerberg, reconnaissant que «ce modèle peut sembler opaque». (afp/nxp)

Créé: 25.01.2019, 03h25

Dossiers

Articles en relation

La Russie s'attaque à Facebook et Twitter

Moscou Les réseaux sociaux américains sont dans l’œil du régulateur russe des médias qui a lancé des procédures administratives à leur encontre. Plus...

Facebook investira 300 millions dans le journalisme

Réseaux sociaux L'entreprise américaine entend lutter contre les fake news en investissant dans l'information locale. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Sortie du livre 'Sodoma, enquête au coeur du Vatican'
Plus...