A Lift12, Google déniche les bonnes idées dans... un caquelon à fondue!

Innovation Septième du nom, la conférence genevoise explore dès ce mercredi les mutations de la société numérique.

Sylvie Reinhard, directrice de Lift: «J’aimerais que chaque édition donne naissance à vingt start-up!»

Sylvie Reinhard, directrice de Lift: «J’aimerais que chaque édition donne naissance à vingt start-up!» Image: Pascal Frautschi

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«Accélérer les idées.» Le slogan claque à la vitesse de l’éclair. Mais Lift, le rendez-vous genevois de l’innovation, ne se contente pas de beaux discours. «Nous avons toujours encouragé les résultats concrets, la rencontre entre des projets et des investisseurs», souligne Sylvie Reinhard. Active depuis 2007 dans l’organisation de Lift, cette souriante trentenaire en a repris les rênes cette année, bien décidée à réaliser un jour son rêve: «J’aimerais que chaque édition donne naissance à vingt start-up!»

En attendant d’atteindre ce nirvana entrepreneurial, la jeune directrice accueille, dès aujourd’hui et jusqu’à vendredi, 900 participants au Centre de conférences de Varembé: cadres de sociétés high-tech, universitaires, experts du Web, journalistes, investisseurs, artistes… «Les trois quarts viennent de Suisse, le reste d’une trentaine de pays», révèle Sylvie Reinhard. Les délégations les plus fournies arrivent de France, du Royaume-Uni, de Belgique et des Etats-Unis.

Si elle accueille surtout des professionnels des nouvelles technologies, prêts à débourser 800?francs pour le droit d’y assister, la manifestation ne se veut pas élitiste pour autant. La Ville de Genève sponsorise treize tickets d’entrée pour des étudiants du monde entier, attribués sur concours. D’autres billets sont disponibles à tarif réduit pour les chercheurs ou les créateurs de start-up sans le sou.

Qu’est-ce qui les attire tous à Lift? Précisément, «la diversité du public, qui stimule le dialogue et l’ouverture d’esprit», estime Sylvie Reinhard. Diversité des intervenants, aussi. Historiens, inventeurs, spécialistes du marketing ou militants de l’open source, la palette est aussi large que les thèmes abordés cette année: le luxe, la téléphonie mobile, l’aide technologique au développement, la finance, le «nouveau visage du gaming» et les «hackers de l’extrême».

Autre originalité de Lift: l’interaction avec le public. «Les gens qui suivent la conférence peuvent en influencer le contenu, confie la directrice. Environ 40% du programme est créé, choisi ou suggéré par les participants eux-mêmes dans les mois qui précèdent l’événement.»

Enfin, la variété des formats fait également mouche auprès des «lifters», les habitués de la manifestation. De la conférence «classique» avec diapositives aux ateliers de brainstorming sur des sujets pointus, en passant par des «open stages» où les jeunes entrepreneurs présentent leurs idées en quelques minutes, Lift offre des possibilités de contact «très conviviales, qu’on trouve rarement dans les conférences» qui traitent d’innovation, les TED, DLD et autres SXSW.

La preuve cette année par la «Google fondue», au cours de laquelle des créateurs de start-up pourront exposer leurs idées à des responsables du géant de l’internet, tout en tournant leur bout de pain au fond du caquelon…

Autant de particularités qui expliquent l’expansion rapide de Lift dans le «marché aux idées» mondial, avec des éditions régulières en Corée et à Marseille. Avant de conquérir prochainement, espère Sylvie Reinhard, «la Chine et l’Afrique».

Lift12 Du 22 au 24 février. Toutes les conférences disponibles en live streaming sur liftconference.com

Créé: 21.02.2012, 15h06

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