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Encre bleueHibernation en vue

MAGALI GIRARDIN

Oui, les jours rallongent, la lumière change, nous allons de l’avant. Vers le mieux, forcément. Positivons, puisque tel est notre salut. Mais tout de même. Le fond de l’air reste de saison. Froid, humide parfois. Voire carrément hostile. Un temps à ne pas mettre un chat dehors…

Et puis il fait toujours nuit trop tôt quand il n’y a pas grand-chose à faire. Notez que nous avons la chance de ne pas vivre sous le régime du couvre-feu, comme nos voisins français, qui ont l’œil désormais vissé sur un cadran pour ne pas rentrer trop tard chez eux, sous peine de devoir fournir une justification. Ou de se ramasser une prune.

N’empêche. Pour beaucoup d’entre nous, une fois la journée de boulot terminée à la maison, pour cause de télétravail obligatoire, reste encore à passer une soirée de plus entre les mêmes murs, puisque les cinés, les salles de spectacle, les restos, même la piscine, sont fermés et que les invitations dans un autre foyer ne sont pas légion, par peur de la contamination. Alors le temps se fait long. On piaffe sur place, se demandant comment pimenter un tant soit peu son quotidien.

Ça tombe bien, le festival Geneva Lux vient de brancher la prise! Dès ce soir, on peut redécouvrir la ville et quelques lieux alentour magnifiés par des interventions lumineuses et artistiques. On s’en met ainsi plein les mirettes jusqu’à fin janvier. Chouette! Mais que faire après?

C’est décidé, je vais imiter Jules, qui a tiré sa révérence après avoir terminé sa quête de thunes sur un montant record. Alors, moi aussi, j’entre en hibernation. Oh, pas aussi longtemps que lui. Je serai de retour le 9 février, si tout va bien. Les jours seront plus longs, la lumière aura encore changé, et il ne restera plus que trois semaines à tirer avant que les lieux fermés soient à nouveau ouverts. À moins que…