ÉditorialHandicap: plus de répit pour les proches
La structure La Passerelle à Clair Bois montre que des solutions hybrides d’hébergement sont probantes, mais le cadre légal peine à suivre.
C’est un moment de répit que de nombreuses familles demandaient depuis des années à Genève. Et c’est chose faite à présent! Depuis un an, sur le site de Pinchat de Clair Bois, quelques jeunes adultes en situation de polyhandicap peuvent passer plusieurs nuits par semaine dans un foyer et le reste du temps chez eux.
Cela permet à leurs proches de souffler et aux résidents de fréquenter des personnes de leur âge, tout en participant à des activités adaptées à leurs besoins. C’est aussi une transition plus douce vers une éventuelle institutionnalisation à temps complet. Un cap pas toujours facile à franchir.
Ce système d’hébergement à temps partiel a fait ses preuves dans le canton de Vaud, mais il n’en est encore qu’au stade de projet pilote à Genève, avec la nouvelle structure La Passerelle de Clair Bois.
Diversifier les solutions de logement dans le milieu du handicap contribue d’ailleurs à respecter la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), en particulier l’article 19, qui stipule que celles-ci doivent pouvoir vivre au sein de la société avec la même liberté de choix que l’ensemble de la population.
Si les familles, tout comme les résidents et les équipes accompagnatrices, plébiscitent une multiplication de l’offre d’hébergement à temps partiel à Genève, le cadre légal et administratif peine encore à suivre.
Le statut de ces logements plus flexibles demeure hybride et parfois compliqué. Le nombre de nuitées annuelles reste quant à lui restreint au nombre de 118, et l’âge limite pour en bénéficier fixé à 25 ans à Clair Bois.
Des barrières qui, à l’avenir, pourraient – et c’est tant mieux – être franchies.
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