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Violences urbaines à GenèveHalloween, la nuit du défoulement

Pour la troisième année consécutive, Genève a connu des échauffourées avec la police, des déprédations et des tirs de feux d’artifice.

Les sapeurs-pompiers volontaires de Chêne-Bougeries ont dû intervenir sur plusieurs feux de détritus.
Les sapeurs-pompiers volontaires de Chêne-Bougeries ont dû intervenir sur plusieurs feux de détritus.
Sapeur-pompiers de Chêne-Bougeries

Pas moins de 43 interventions des pompiers, 29 incendies de poubelles, un scooter en feu. Dix interpellations, dont plusieurs concernent des mineurs. Une fois encore, la nuit d’halloween a dégénéré à Genève. En Ville, mais aussi dans plusieurs communes, le déchaînement de plusieurs groupes d’ados a mobilisé police, agents municipaux, travailleurs sociaux et pompiers, y compris les volontaires, toute la soirée de samedi. C’est la troisième année de suite que de tels débordements se produisent.

Le bilan de cette année n’est pas beau à voir. À Versoix, une école a été souillée de peinture et a vu ses vitres brisées par des jets de cailloux. Des pierres ont aussi terminé leur course sur les voies ferrées. Des caddies ont brûlé et des panneaux de basket ont été arrachés. Au Grand-Saconnex, des jeunes ont mis le feu à un deux-roues. Dans plusieurs quartiers de la Ville de Genève, le feu a été bouté à des poubelles et des containers. Sur ces sites, la police, les pompiers et parfois les TPG ont été visés par des jets de projectiles et de mortiers de feux d’artifice. Les jeunes contrôlés, parfois encagoulés, avaient entre 10 et 20 ans, mais l’un d’eux n’avait que 9 ans, selon nos informations. Un autre était muni d’une barre de fer.

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