Groove'N'Move met le hip-hop japonais à l'honneur
Le festival genevois débute samedi pour deux semaines de shows, d'ateliers et de «battles». Tour d'horizon.

Danser et voir danser. C'est autour de cet axe que Groove'N'Move bâtit sa spécificité à Genève, pour la 7e année consécutive. Le festival de danses urbaines, qui débute samedi, s'étend sur onze lieux, dont le Grütli, le MEG, le Forum Meyrin, la salle des fêtes de Thônex ou encore l'Alhambra. Il présente aussi bien des spectacles de troupes internationales que des ateliers animés par des professionnels, ainsi que des battles très populaires. Conférences, projections de documentaires ou courts-métrages d'animation en lien avec la danse complètent le tableau. Nouveauté, la mise sur pied d'ateliers d'initiation et de perfectionnement au beatmaking, soit l'art de créer des rythmes avec une table de mixage, suivis d'une compétition dans cette discipline.
Cette année, le festival rend hommage au hip-hop nippon. «Le Japon a une longue tradition du hip-hop depuis les années 70 déjà, juste après son émergence aux Etats-Unis. Il y a un mélange de créativité et de précision chez les danseurs japonais qui est tout à fait particulier, et qui diffère du hip-hop américain, plus brutal», s'enthousiasme Sébastien Boucher, directeur de Groove'N'Move. Plusieurs troupes japonaises sont donc invitées, notamment les compagnies Ultimate Crew et Nous
, ou la troupe française Uzumaki, dont la danseuse est d'origine nippone. Des jurés de battles, Seen (popping), Shuho (all style) Kaku (b-boying), le DJ Jun aka Funkyman et le speaker Fukuchan, viennent eux aussi de l'Empire du Soleil levant.
Bataille des générations
Groove'N'Move ouvre les feux ce samedi avec un spectacle au Théâtre Forum de Meyrin. Deux compagnies présenteront leur savoir-faire sur scène. Le Tokyo Ultimate Crew fera la démonstration de sa maîtrise du popping, cet art funk de la contraction et de la décontraction des muscles en rythme, donnant une impression de mouvements robotiques. Suivra la compagnie française Amala Dianor, composée de six danseurs de générations différentes. On observera un croisement des écoles – New school contre Old school, monde des battles contre mariage des genres. Un autre show surprenant? Le spectacle du collectif 4e Souffle, le 18 février, au Point Favre, à Chêne-Bourg. Un mélange entre danseurs de hip-hop, batteur et… clown. Le but? Montrer les ratés, la répétition, la fatigue, la joie et la folie qui accompagnent la création artistique.
Filles poussées au «battle»
Du côté des battlesoù s'inscrivent pros et amateurs, trois grands rendez-vous sont à noter, dont la «battle Groove'N'Move» le dimanche 19 février à la salle des fêtes de Thônex. Créée il y a deux ans, cette compétition maison entend remplacer les qualifications suisses de Juste Debout, manifestation internationale qui s'invitait au sein du festival genevois. Une battle concoctée donc avec des spécificités propres à Groove'N'Move. La compétition dans la discipline du tutting serait «unique en Europe», nous assure le directeur. Quant à la contrainte «Bonnie & Clyde» pour la catégorie all style – soit l'obligation de former un duo avec un garçon et une fille – elle encourage fortement les participations féminines dans le bastion encore très masculin des battles de hip-hop.
Mais les jeunes hommes en mal de head-spin qui n'auraient pas trouvé leur Bonnie se consoleront lors de la battle spéciale b-boying à l'Undertown de Meyrin, qui terminera le festival les 25 et 26 février.
Avec un budget total de 390 000 francs, Groove'N'Move compte sur 38% de subventions publiques (Ville de Genève, Etat, Commune de Meyrin), environ 10% de billetterie et plus de 50% de fonds privés.
Festival Groove'N'MoveDu sa 11 au di 26 fév., divers lieux. Infos sur www.groove-n-move.ch
Premier spectacle Sa 11 à 20 h, Forum Meyrin, place des Cinq-Continents 1.
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