Trois gares manquent à l’appel du Léman Express

FerroviaireLe réseau ferré régional se targue d’avoir 45 stations, mais ses six axes n’en desserviront que 42. Où sont les haltes fantômes?

La garde de Genève-Sécheron.

La garde de Genève-Sécheron. Image: LUCIEN FORTUNATI

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Où se trouvent donc les gares disparues du Léman Express? Toute la communication du réseau transfrontalier, dont le déploiement intégral aura lieu le 15 décembre, martèle que «45 gares reliées par 230 kilomètres de lignes» vont révolutionner nos déplacements. Or, si on scrute les schémas, le compte n’y est pas.

Six types de convois, numérotés de L1 à L6, formeront le réseau Léman Express. Les quatre premiers emprunteront un tronc commun de Coppet à Annemasse où L4 aura son terminus et d’où L1 foncera vers Évian, tandis que L2 et L3 poursuivront de concert jusqu’à La Roche-sur-Foron avant de diverger, le premier ralliant Annecy, le second allant au Fayet. Un tronçon réunit L5 et L6 entre Cornavin et La Plaine où le premier s’arrête alors que le second pousse jusqu’à Bellegarde.

42 au lieu de 45

On a beau compter et recompter, on ne dénombre que 42 gares desservies le long de ces six axes. Il y en a 19 sur sol genevois, 18 sur territoire haut-savoyard, trois en terre vaudoise et deux dans le département de l’Ain. La cartographie du Léman Express indique toutefois d’autres stations aux alentours des six axes, notamment sur les lignes desservies par les express régionaux français (TER). C’est seulement ainsi qu’on repêchera deux des trois stations manquantes: Saint-Julien-en-Genevois et Valleiry sont indirectement desservis par le Léman Express grâce à des correspondances en TER disponibles à Annemasse ou Bellegarde.

Quid de la dernière station fantôme? S’agit-il de Genève-Aéroport, atteignable par des correspondances à Cornavin, avec un temps d’attente moyen de sept minutes? En haut lieu, la réponse est négative. Le tarmac genevois n’a jamais été compté comme élément du réseau. Il s’agirait en fait de Saint-Martin-Bellevue (sur les hauts d’Annecy, à mi-chemin entre Pringy et Groisy-Thorens-la-Caille). Rénovée en 2003, fermée en 2010, cette gare était encore envisagée en 2016 comme une halte pour le Léman Express, mais tel n’est plus le cas en 2019.

Concurrence rhénane

L’ampleur annoncée du réseau (230 kilomètres) recoupe cette liste. Ce total coïncide grosso modo avec l’addition des lignes ferroviaires couvertes par les axes L1 à L6 (soit un peu plus de 203 kilomètres, selon nos calculs), augmentée des quelque 25 kilomètres de voie séparant Valleiry d’Annemasse.

Fait-on vraiment face, comme souvent proclamé, au «plus grand réseau ferroviaire régional transfrontalier d’Europe»? Pendant bâlois du Léman Express, Trireno affiche, lui, 108 gares et 357,4 kilomètres de lignes (dont 181,4 en Suisse, 147,4 en Allemagne et 28,6 en France). Mais il reste à l’état embryonnaire. Ses responsables admettent que «pour des raisons d’infrastructure, le réseau actuel offre des dessertes transfrontalières restreintes».

Créé: 10.09.2019, 17h03

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