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Les sous-traitants des TPG seront forcés de discuter avec les syndicats

Les syndicats font appel à la Chambre des relations collectives de travail.

Valérie Solano, secrétaire du SEV.
Valérie Solano, secrétaire du SEV.
CHRISTIAN BOZON

La tension monte entre les syndicats et les entreprises de transport sous-traitantes des TPG. Associé au SIT, le SEV a actionné mercredi la Chambre des relations collectives de travail (CRCT), un organe de conciliation désigné par les autorités cantonales. Deux requêtes sont brandies. «Nous exigeons que le Groupement des entreprises sous-traitantes des TPG (GEST) entre en négociation sur une amélioration des conditions de travail des employés, explique Valérie Solano, secrétaire du SEV. Nous demandons aussi que les deux sous-traitants qui ne sont pas affiliés au GEST le rejoignent.»

Jusqu’ici limité à trois opérateurs, le petit monde des sous-traitants des TPG vient de s’élargir à un quatrième, le cariste Odier, filiale locale du géant espagnol Alsa qui a obtenu les lignes U et Z. Cette société ne fait pas encore partie du GEST, alors que Genève Tours, autre sous-traitant, en est sorti. Seuls y demeurent RATP Dev et Globe Limousine. «Les conditions de travail de ces entreprises sont bien moins bonnes qu’aux TPG et elles refusent de discuter d’une augmentation des salaires, qui n’ont guère évolué ces dernières années», reproche Valérie Solano. C’est avec le GEST que les syndicats négocient la convention collective, dont les normes s’appliquent en tant qu’usages aux concurrents extérieurs au groupement.

«Pour discuter, il faudrait que tous les sous-traitants soient sur un pied d’égalité, justifie Claude Miffon, président du GEST. Pour les opérateurs qui ne font pas partie de la convention, les contrôles ne sont pas les mêmes! Nous ne voulons pas rompre le dialogue, mais les TPG doivent cesser d’attribuer les sous-traitances sur le seul critère du prix.» Un grief que la syndicaliste reprend: «La concurrence se fait sur les seules conditions de travail du personnel.» Les TPG réfutent. «Les marchés publics sont très réglementés, déclare Isabel Pereira en leur nom. Le prix est un critère, mais il y en a d’autres, comme l’adéquation de l’offre au cahier des charges, l’organisation du travail et le respect des critères de qualité, sécurité et environnement.»

La loi stipule que les personnes citées à comparaître par la CRCT sont tenues de prendre part aux débats qui ont lieu à huis clos.

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