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La seconde vie des cités genevoises

La plupart d’entre elles ont atteint l’âge adulte. Et bien des enfants qui y ont vu le jour sont aujourd’hui parents à leur tour. Les cités genevoises ont désormais leur histoire, leur vécu. Samedi, l’une d’elles, Champs-Fréchets, fêtait ses 40 ans en mélangeant joyeusement passé et présent.

En 1961, à deux pas de là, toujours à Meyrin, qui était alors un village, les immeubles de la première cité satellite de Suisse sortaient de terre. Un ensemble architectural parfois hétéroclite où, pour attirer les futurs habitants de ces zones éloignées du centre-ville et des places de travail, les promoteurs inventaient des slogans du style: «De votre balcon, vous verrez décoller les avions à Cointrin.» Il est vrai qu’en ce temps-là, le petit aéroport international attirait encore les curieux et personne ne parlait de nuisances dues au bruit et à la pollution.

Puis il y eut, pêle-mêle, Le Lignon, les Avanchets, les Libellules, la Cité Nouvelle d’Onex… A l’époque, on se souciait peu des infrastructures, hormis du lucratif centre commercial. Pour les nouveaux résidents, mélange de petits employés, d’ouvriers, de Suisses et d’étrangers – le plus souvent Italiens, Espagnols ou Portugais –, il s’agissait de tout inventer, le plus souvent en se rabattant sur le système D. La garde des enfants, les lieux pour les jeunes (esquisses des maisons de quartier), mais aussi les déplacements pour se rendre au travail et en revenir… Bien des choses se sont créées dans ces cités à la périphérie de Genève, sur la base du partage des tâches, avant d’essaimer en ville et dans le reste du canton.

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