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Seabubble fait le coup de la panne par un vendredi 13

Une avarie a empêché vendredi la première démonstration publique à Genève de l’engin aéronaval.

Lancement officiel des tests de Seabubbles à Genève en présence notamment de Luc Barthassat, conseiller d'Etat et des initiateur du projet.
Lancement officiel des tests de Seabubbles à Genève en présence notamment de Luc Barthassat, conseiller d'Etat et des initiateur du projet.
Lucien Fortunati

«Il flotte et ne vole pas.» C’est une version révisée de la devise parisienne que semble avoir suivie Seabubble, vendredi à la Nautique, lors de ce qui aurait dû être sa première démonstration publique à Genève. Victime d’un syndrome du vendredi 13, le prototype mi-esquif mi-planeur n’a pas pu s’envoler face aux invités, dont une équipe TV venue de Londres.

(vidéo: Julie Eingenmann)

Le matin même, le moteur bâbord avait lâché. Encore dépourvue de détecteur de profondeur, l’embarcation aurait percuté un objet dans le lac jeudi, soupçonnent ses responsables. «Un prototype reste assez fragile, a relevé Anders Bringdal, l’un des deux patrons de Seabubble. Mais nous avons vogué trois jours sur le lac sans aucun problème.» Le futuriste bateau volant joue de malchance à Genève où il s’est réfugié, fuyant les tracasseries parisiennes, et où il semble pourtant mal parti pour bâtir ses pontons dans la rade, plusieurs services cantonaux faisant grise mine.

Beaux joueurs, ses promoteurs ont toutefois chaleureusement remercié les autorités genevoises de leur bon accueil. Ils ont en outre souligné qu’ils ne venaient pas sur les bords du lac comme opérateurs, mais pour une simple démonstration. Un message explicitement destiné à rassurer d’autres entreprises lacustres telles la CGN et autres Mouettes.

Répondant à des voix critiques, le conseiller d’État chargé des Transports a, lui, souligné le potentiel de l’invention. «Les gadgets d’aujourd’hui seront les transports de demain, a lancé Luc Barthassat. Quand Seabubble ne sera plus seulement un bateau taxi de cinq places, cela pourrait devenir les Mouettes du futur. On veut y croire comme on a cru à TOSA.» Une analogie pleine de sens puisque le trolleybus sans fil a fini sa première journée de service au bout d’une dépanneuse.

Seabubble aborde une période cruciale puisque ses concepteurs planchent sur le lancement commercial de ce qui reste pour l’heure un prototype. Un prix devrait être annoncé le 24 mai. Et des premières livraisons sont espérées au début de l’an prochain.

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