Les radars rapportent de plus en plus au Canton

GenèveFaute de moyens, l’Etat ne peut pas investir dans de nouveaux boîtiers. Mais les amendes sont de plus en plus nombreuses.

En 2013, les radars genevois ont rapporté près de 25 millions de francs à l'Etat. (Image d'archives)

En 2013, les radars genevois ont rapporté près de 25 millions de francs à l'Etat. (Image d'archives) Image: Laurent Guiraud

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Près de 25 millions de francs. C’est ce qu’ont rapporté les radars installés dans le canton l’an passé. Un montant qui ne cesse d’augmenter depuis quelques années. Tout comme le nombre d’amendes d’ordre délivrées suite à un flash: sur les six premiers mois de cette année, on en dénombre déjà quasiment le même nombre que sur toute l’année 2013 et davantage qu’en 2012.

En cause? Malgré le manque d’appareils photos équipant les boîtiers (seulement 16 pour 156 radars), le nombre de contrôles routiers a explosé. Ceux-ci ont presque doublé entre 2012 et 2013. En juin de cette année, les flashs ont déjà rapporté 15 millions au Canton. Dans ce chiffre sont également incluses les contraventions, infligées en cas de paiement hors délai ou d’infractions plus lourdes. En 2012, les radars ont donné lieu à 159 000 procédures et engendré 22 millions de retombées. L’année suivante, on dénombre 14 000 dossiers supplémentaires et 6 millions de plus.

Pourtant, le nombre de radars n’a pas augmenté à Genève, même si l’Etat souhaite en instaurer davantage. Une demande est notamment en cours pour un appareil du côté de Chancy. Mais les moyens manquent. «Nous manquons également de mâts et de boîtiers pour de nouvelles installations et des remplacements éventuels après dégâts, et n’avons pas d’argent pour en acheter», indique Emmanuelle Lo Verso, porte-parole du Département de la sécurité. Un appareil photo coûte pas moins de 66 000 fr., un mât 4000 fr. et un boîtier 9000 fr. Le Canton ne souhaite pas pour autant équiper chaque radar d’un flash. «Le coût est trop important, poursuit Emmanuelle Lo Verso. De plus, nous n’aurions pas assez de personnel pour traiter les infractions. Le système actuel est le meilleur au niveau investissement/efficacité. Le rôle des radars se situe plutôt au niveau de la dissuasion que de la répression.»

La Brigade du trafic doit se rendre physiquement auprès des radars afin d’en extraire les données au moyen d’une clé USB. Le projet de modernisation, qui prévoyait la mise en réseau des appareils, a été refusé en 2011 par le Grand Conseil. Tout comme les autres demandes régulières de financement de nouveaux radars.

Créé: 25.08.2014, 07h51

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