Le pull kitsch de Noël, l’incontournable des Fêtes

ModeLe pull jacquard est redevenu tendance. Les jeunes et moins jeunes le portent avec sérieux ou dérision.

Un pull de Noël qui se respecte est un pull jacquard orné de rennes, de sapins, d’un Père Noël, de lutins, de grelots, de flocons ou encore de bonshommes de neige.

Un pull de Noël qui se respecte est un pull jacquard orné de rennes, de sapins, d’un Père Noël, de lutins, de grelots, de flocons ou encore de bonshommes de neige. Image: GEORGES CABRERA

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Impossible cette année de passer à côté de la tendance des pulls de Noël. Ils sont partout en magasin. Et à tous les prix! Comptez moins de 20 francs chez H&M mais plus de 700 francs pour parader avec l’un des modèles de la marque italienne Fendi. Une constante toutefois: les motifs. Un pull de Noël qui se respecte est un pull jacquard orné de rennes, de sapins, d’un Père Noël, de lutins, de grelots, de flocons ou encore de bonshommes de neige. Pour le code couleur, le trio vert, blanc et rouge reste évidemment de rigueur. Une Journée internationale du pull de Noël a même été instaurée le troisième vendredi du mois de décembre. Cette mode anglo-saxonne gagne toujours plus Genève, où des soirées lui sont consacrées samedi 23 décembre, au Cercle des Bains et à La Gravière.

Mais d’où vient la tradition des pulls de Noël? Ils seraient apparus en premier dans les pays anglo-saxons, au début du XXe siècle. Ils étaient traditionnellement tricotés en laine par les tantes, les mères et les grands-mères, qui les offraient en cadeau à toute la famille, lors du réveillon de Noël. Le cadre était intimiste et l’heure n’était pas à la dérision. Chez Jans Suryon (46 ans), un amateur de ces pulls, ce n’était pas une tradition familiale, mais il se souvient: «Dans les années 80, tous les enfants en portaient, c’était à la mode.»

Le pull de Mark Darcy

La tendance s’essouffle quelques années mais repart de plus belle en 2001, lorsque Mark Darcy, alias Colin Firth dans le film Le journal de Bridget Jones, se présente au réveillon avec un pull-over orné de Rudolphe, le renne au nez rouge, sur fond vert sapin. La scène fera sensation. La même année, la première Ugly Christmas Sweater Party (Fête du pull moche de Noël) est organisée par deux étudiants de Vancouver, au Canada, comme l’explique Johanna Seban dans son livre Le contre-manuel de la mode. Les soirées où tous les invités arborent ces «ugly Christmas sweaters/jumpers», comme on les appelle aussi, se multiplient ensuite. Le second degré et l’autodérision sont dorénavant de mise.

Le phénomène n’a pas échappé à Aline Chamoux, responsable marketing et communication du Cercle des Bains. Cette «grande fan de Noël» organise l’une des premières Ugly Christmas Sweater Parties genevoises samedi. «Je suis ravie de cette mode des pulls de Noël, j’en possède plein! Ils ont l’avantage d’être des déguisements sans en être et d’égayer une soirée. Le meilleur pull de Noël est souvent le plus moche!» Seul aspect dont il faut tenir compte: «La chaleur, quand on porte ces pulls pour une soirée…» sourit-elle.

Le concept s’exporte aussi au monde de l’entreprise. «Je ne suis pas d’accord avec l’adjectif «ugly». Ces pulls sont certes kitsch, mais pas moches!» rétorque Bree Bovay, directrice des corporate affairs chez Coty, à Genève. Depuis trois ans, et sur l’initiative des employés, le groupe américain de cosmétiques organise chaque année dans ses locaux genevois une fête de Noël un peu décalée: «Les collaborateurs viennent tous travailler avec leur plus beau pull de Noël et durant une heure, un concours récompense, notamment, le pull le plus drôle ou l’employé qui s’est le moins donné de peine. L’idée n’est pas de se moquer mais de marquer le coup en s’amusant», explique-t-elle. L’occasion aussi, selon Bree Bovay, de renforcer l’esprit d’entreprise et d’échanger, parmi les dizaines de nationalités représentées, sur ses rituels de famille durant les Fêtes. «L’une de nos employées est par exemple venue cette année avec un pyjama de Noël une pièce, une tradition chez elle!»

Simple effet de mode?

Chez C&A Suisse, on remarque, depuis deux ans, une nette augmentation de la demande de pulls, mais aussi de chaussettes, sous-vêtements, bonnets ou autres accessoires de Noël. «Notre gamme s’est encore élargie cette année par rapport à l’année passée», rapporte Sabina Leutert, responsable communication, sans fournir de chiffres précis. Un effet de mode passager? Brian Miller, un américain coauteur du livre Ugly Christmas Sweater Party Book: The Definitive Guide to Getting Your Ugly On, le croyait en 2006, lorsqu’il a lancé un site de vente en ligne de pulls de Noël. «Je pensais que cette mode ne durerait qu’une ou deux années, mais après onze ans d’activité, nous avons vendu plus de 15 000 pulls dans trente pays différents et l’entreprise ne cesse de grandir.»

Créé: 23.12.2017, 12h05

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