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La Protection des mineurs perd encore son directeur

Accusé «d’avoir émis des propos à connotation sexuelle», l’actuel patron a été suspendu. Il conteste.

La valse des directeurs continue dans le flamboyant bâtiment rouge du Service de protection des mineurs à la Jonction.
La valse des directeurs continue dans le flamboyant bâtiment rouge du Service de protection des mineurs à la Jonction.
ENRICO GASTALDELLO

Le directeur du Service de protection des mineurs (SPMi) a été suspendu ou, selon la terminologie officielle, «il a en l’état été libéré de son obligation de travailler».

Rattaché au Département de l’instruction publique (DIP), et plus particulièrement à l’Office de l’enfance et de la jeunesse (OEJ), le SPMi – doté de près de 200 employés – traverse donc de nouvelles turbulences après avoir connu une valse de directeurs ces dernières années. Pour l’heure, le DIP ne souhaite pas faire de commentaire sur ce cas particulier. «Nous n’avons pas le droit de renseigner sur les situations individuelles», informe son porte-parole Pierre-Antoine Preti. Quoi qu’il en soit, la suspension aurait été décidée par le département juste avant les vacances de février. Le haut fonctionnaire a été auditionné lors d’un entretien de service. Il doit à présent répondre aux questions qu’exige la procédure, avant qu’une éventuelle enquête administrative ne soit engagée.

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