«Les préoccupations de la classe moyenne sont les miennes»

Élections municipales 2020Marie Barbey-Chappuis brigue l’investiture du PDC pour la course à l’Exécutif de la Ville de Genève.

Marie Barbey-Chappuis se met à la disposition du Parti démocrate-chrétien.

Marie Barbey-Chappuis se met à la disposition du Parti démocrate-chrétien. Image: GEORGES CABRERA

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Qui portera la bannière du PDC dans la course à l’Exécutif de la Ville de Genève? Alors que son élu Guillaume Barazzone, égratigné par ses notes de frais, ne se représentera pas en 2020, le parti cherche des papables. À l'image de ses collègues Alia Chaker Mangeat et Alain de Kalbermatten, la conseillère municipale Marie Barbey-Chappuis sort du bois.

Votre candidature était pressentie de longue date. Pourquoi avoir hésité?

Je me suis donné le temps de réfléchir car je mesure l’exigence et la responsabilité du poste. Je siège depuis dix ans au Conseil municipal, je travaille depuis trois ans comme cheffe de cabinet aux côtés d’un conseiller d’État (ndlr: Serge Dal Busco), j’ai une connaissance approfondie des dossiers. Je suis convaincue d’avoir les épaules solides pour me lancer dans la course, si le PDC m’accorde sa confiance en me désignant candidate. Je ne fais pas de la politique pour la gloriole, mais pour faire avancer les choses concrètement. Je suis fière de ma ville, mais je suis persuadée qu’on peut faire mieux.

N’est-il pas suicidaire de défendre le PDC alors que Guillaume Barazzone a été poussé au forfait?

Je suis confiante. En défendant une ville à la fois attractive et durable qui ne laisse personne au bord du chemin, la ligne du PDC répond aux aspirations de la majorité de la population. Nous nous sommes impliqués pour la classe moyenne, cette grande oubliée de la gauche. Nous avons obtenu une baisse de 20% des frais de garde d’enfants. Les préoccupations de la classe moyenne sont les miennes. Être parent ne doit plus être un luxe en ville et y trouver une place de crèche ne doit plus être un parcours du combattant. Je veux qu’on construise aussi pour la classe moyenne, pas seulement des logements sociaux. La voix du PDC répond aux besoins des Genevois.

On ne dirait pas. Lors de l’élection du Grand Conseil en avril, le PDC n’a fait que 7,57% en Ville, tout juste le quorum…

Les élections cantonales et municipales sont différentes. En 2015, nous avons gagné quatre sièges au Conseil municipal. Je veux être une conseillère administrative de conviction et d’action. Un exécutif a aussi besoin de personnes qui créent le consensus et les majorités. C’est ainsi que j’ai toujours fonctionné.

La droite n’a qu’un siège à l’Exécutif. Remis en jeu, il sera pris par le plus gros parti, le PLR, et vous le perdrez.

L’objectif est de conserver le siège du PDC et d’en chercher un en plus pour le PLR. Il faut rééquilibrer les forces au sein de l’Exécutif pour éviter les perpétuels blocages qu’on a vus en Ville, notamment la difficulté à s’accorder sur le budget.

Êtes-vous partisane de l’austérité financière?

Je parlerais plutôt de gestion efficace des deniers publics. Notre dette s’est alourdie sans que la qualité de vie se soit améliorée. L’argent coulant à flots, l’Exécutif empile les projets plutôt que d’adapter les prestations aux besoins. Ces réflexions devront être menées alors que l’indispensable réforme de la fiscalité des entreprises sera mise en œuvre.

Bras droit de Serge Dal Busco, vice-présidente du parti cantonal puis de sa section Ville, vous avez un CV de numéro 2, pas de numéro 1!

J’ai pris le temps d’affiner mes compétences et d’acquérir de l’expérience. Le temps est venu de renforcer mon engagement. Il est important que les femmes osent se lancer, ce qui n’est pas toujours naturel pour elles. Mes filles ont 3 et 6 ans. Je fais aussi de la politique pour leur montrer que c’est possible.

De jeunes enfants, est-ce compatible avec le poste?

On ne pose pas cette question aux hommes et on ne doit plus la poser aux femmes. Les temps ont changé. Concilier vies professionnelle et familiale est au cœur de mon engagement, et ça le restera si je suis élue.

Quels sont pour vous les trois gros enjeux à venir en Ville?

On devra trouver les moyens pour que la Nouvelle Comédie, le Pavillon de la danse et la Cité de la musique fassent rayonner Genève, et ce sera un enjeu important dans nos relations avec le Canton. On réaménagera Cornavin et Rive, deux secteurs sensibles: c’est une occasion unique pour dynamiser le centre-ville et le commerce et pour rendre l’espace public aux piétons et à la mobilité douce. Enfin, face au vieillissement de la population et au réchauffement climatique, il faut des aménagements urbains adaptés aux fortes chaleurs et mieux combattre l’isolement des aînés. (TDG)

Créé: 10.01.2019, 20h18

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