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Le parti de Macron somme Stauffer de rebaptiser sa formation

La République en marche mandate des avocats pour faire plier Genève en marche (GeM).

Éric Stauffer, lui, n’est pas prêt à rebaptiser son parti.
Éric Stauffer, lui, n’est pas prêt à rebaptiser son parti.
Lucien Fortunati

Parti au pouvoir en France depuis la fulgurante ascension d’Emmanuel Macron à la présidence l’an dernier, la République en marche ne tolère plus de voir un parti presque homonyme faire campagne en Suisse. Récemment créée par l’ancien cofondateur du MCG Éric Stauffer, la formation Genève en marche (GeM) est sommée de trouver un autre nom. Le mouvement français a mandaté une étude genevoise, qui a écrit mardi à l’ancien maire d’Onex.

La missive exige de GeM qu’il cesse «tout usage du signe En Marche», sans délai et sur tout type de supports. Ces avocats rappellent que le parti genevois s’est créé en septembre, «trois mois à peine après le formidable engouement rencontré» par son apparent inspirateur français lors des élections législatives et présidentielles que l’Hexagone a vécues en mai et juin.

Parasitisme et concurrence déloyale

«Il ne fait en effet aucun doute que pour satisfaire à vos ambitions électorales, vous n’avez pas hésité à vous approprier le nom de notre cliente», accuse la lettre. Évoquant la forte implantation helvétique de La République en marche qui revendique 2100 adhérents en Suisse et un «risque de confusion» entre les deux partis, les avocats ajoutent que les idéaux portés par le mouvement français sont «sont diamétralement opposés au projet politique» d’Éric Stauffer et sa liste.

Et la loi suisse dans tout ceci? Pour l’étude genevoise, on assiste à un «parasitisme au sens de la Loi contre la concurrence déloyale» et, au sens du Code civil, à une violation des droits de la personnalité de La République en marche. Laquelle exige une réponse de GeM au plus tard le 10 avril.

Stauffer inflexible

Éric Stauffer, lui, n’est pas prêt à rebaptiser son parti. «Que les Français se mêlent de leur pays qui est séparé du nôtre par une frontière et qui a suffisamment de problèmes à traiter, rétorque le député. Le département du Léman n’existe plus depuis 200 ans! On perçoit bien dans cette démarche la haine des Français du bord de la frontière contre Genève!»

GeM a aussi été attaqué pour une question de nom par un autre GEM, le Groupement des entreprises multinationales. La procédure est en suspens, selon Éric Stauffer.

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