Opération de sauvetage au bord du Rhône

Fait diversUne marcheuse chute et se blesse en aval du pont Butin, avant d’appeler les secours, ce dimanche peu après 13h30.

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Les rafales de pluie douchent le bitume depuis 24h et rendent particulièrement glissant tout ce qui est en pente et recouvert de feuilles mortes. Pas un temps à aller courir au bord du Rhône. La marche, aussi, peut présenter des risques inhabituels. Une randonneuse vient de l’apprendre à ses dépens, ce dimanche en début d’après-midi. Elle appelle les secours pour annoncer qu’elle a chuté dans le secteur boisé en aval du pont Butin, sur la rive droite. Douleur au poignet, choquée et transie de froid. Son corps ne peut plus marcher.

Il faut sans plus tarder procéder à son sauvetage. Le SIS envoie du monde par le fleuve et par la route. La route se termine en sentier impraticable pour les véhicules d’intervention. Les pompiers et les ambulanciers partent à pied le long du sentier John Branchu, situé sur la commune de Vernier. L’officier de garde coordonne les moyens engagés depuis le pont Butin. Un bateau est en reconnaissance avec ses bateliers.

Une douzaine de secouristes professionnels bientôt au chevet d’une jeune sexagénaire qui est contente de voir du monde. On suspecte une fracture du poignet, on allonge la victime sur un brancard en forme de coque rigide, utilisé précisément en milieu périlleux et lors des sauvetages sanitaires au moyen de l’autoéchelle.

Pas d’échelle ici, mais des brancardiers aux bras solides qui parcourent les 150 mètres à franchir sur un terrain accidenté pour aller au point de contact fixé avec le bateau du SIS. «On gagne du temps et du confort en optant pour le fleuve», précise le lieutenant William Vuissoz du SIS. Peu avant 15h, la dame, parfaitement consciente, se retrouve au chaud dans le caisson de l’ambulance, en attente à la hauteur de la rue de la Truite.

John Branchu, qui donne son nom au sentier précité, aurait sans doute apprécié le professionnalisme du sauvetage fluvial réalisé ce dimanche. Il était cafetier à Aïre et, le premier, il eut l’idée, en 1886, pour augmenter sa clientèle, d’établir un service de bateau sur le Rhône durant la journée. Le Conseil d’Etat accepta, lui permettant ainsi d’assurer pendant de longues années la traversée par bac jusqu’à Onex.

Aujourd’hui, le bac est un bateau de sauvetage et les cafetiers du jour des pompiers sachant naviguer vite et bien, en été comme en hiver. (TDG)

Créé: 12.11.2017, 16h59

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