Lancement d’un institut loufoque de gravatologie

InsoliteDeux artistes créent des performances autour de la notion de gravats. La première a eu lieu lundi.

Les artistes Jean-Pierre Brazs (à g.) et Jacques Siron trinquant à la fondation de leur institut devant un repas de gravats.

Les artistes Jean-Pierre Brazs (à g.) et Jacques Siron trinquant à la fondation de leur institut devant un repas de gravats.

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Un Institut international de gravatologie. Voilà ce qu’ont fondé ce lundi matin Jacques Siron et Jean-Pierre Brazs. Leur ambition? «L’étude et la promotion des gravats sous toutes leurs formes, réelles ou imaginaires, connues et inconnues à ce jour.» Leur première action consiste dans le lancement de la pétition «Le gravat a droit au singulier». Les deux hommes s’insurgent «contre le sort que la langue française réserve aux gravats, qui sont dépourvus de singulier. Nous protestons contre ce déni de singularité, qui témoigne d’un mépris rampant, voire d’un racisme qui n’ose pas porter son nom.»

Info ou intox? Un peu des deux. Et c’est précisément là-dessus que jouent Jacques Siron et Jean-Pierre Brazs, qui sont en réalité deux artistes. Le premier se définit comme un musicien multimédia, l’autre comme un plasticien. Mais surtout, ils manient avec brio l’improvisation théâtrale et le deuxième degré.

Durant une heure et demie, les deux «gravotologues» ont présenté, dans un désordre orchestré, les différentes actions du nouvel institut: «consultations gravatolexicologiques», voyage vers Saturne pour nettoyer ses anneaux, adoption d’un gravat ou encore repas composé de «sauce bitume» et «nougatines d’asphalte». Les auditeurs présents, des initiés visiblement, n’ont pas manqué de relancer les deux «précurseurs» à chaque temps mort avec des questions loufoques du genre «Les gravats ont-ils une religion?» ou «Pourquoi ne portez-vous pas de gravate?».

Si on s’amuse bien en dégustant notre croissant de ce «petit-déjeuner fondateur», on finit par se demander à quoi rime cette mise en scène. «Nous faisons de l’humour mais au fond nous posons de vraies questions: les gravats sont un problème à Genève, explique Jean-Pierre Brazs. Le rôle des artistes n’est pas d’apporter des réponses mais de casser les cadres, de réfléchir autrement.»

Pour le coup, le pari semble réussi. Et ce n’est que le début. Les deux artistes veulent proposer une série de performances dans les semaines et mois à venir. Toutes les propositions sont les bienvenues, précisent-ils sur leur site.

Pour plus d'informations: www.gravatologie.org (TDG)

Créé: 25.04.2016, 17h49

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