Les vélos enfin libre de s’étendre à La Côte

MobilitéLe Tribunal cantonal ayant débouté son concurrent, Publibike peut enfin déployer son réseau dans la région nyonnaise.

Les vélos nouvelle génération de Publibike, ici au campus de l'Université de Lausanne, pourront se déployer dans la région nyonnaise.

Les vélos nouvelle génération de Publibike, ici au campus de l'Université de Lausanne, pourront se déployer dans la région nyonnaise. Image: PUBLIBIKE

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La société biennoise Intermobility a été déboutée pour la deuxième fois par le Tribunal cantonal. Elle avait d’abord fait recours – sans succès – contre l’appel d’offres lancé par le Conseil régional du district de Nyon pour renouveler et étendre le système de vélos en libre-service exploité dans la région nyonnaise. Elle s’était ensuite opposée au choix de son concurrent, Publibike. Or la Cour de droit administratif et public vient de rejeter ce recours, estimant que tous les droits de procédure d’Intermobility, notamment celui d’être entendu, avaient été respectés et que le système de notes attribuées pour décider de l’adjudication n’était pas arbitraire.

«Ouf! Nous sommes très contents de l’issue de cette affaire. Mais on a perdu une année et la situation devenait tendue», réagit Pierre Graber, responsable de la mobilité au comité directeur du Conseil régional. Car le réseau en libre-service actuel, déjà géré par Publibike, arrivait en fin de vie. Et en plus, son parc de vélos a été vandalisé à plusieurs reprises cette année par un gang de casseurs. En attente de la décision de justice, tout était bloqué: tant que son mandat n’était pas confirmé, Publibike ne pouvait lancer la commande des 300 vélos de nouvelle génération attendus, dont une moitié sera électrique. Et les politiques ne pouvaient lancer les démarches auprès des communes pour créer les nouvelles stations, qui passeront de 13 actuellement, à 50 dans deux ans. «Deux philosophies s’opposaient avec ces deux adjudicataires, explique Pierre Graber. Publibike proposait un réseau de stations concentré sur les flux des pendulaires, près des transports publics et des grandes entreprises, alors que Intermobility voulait un réseau plus dispersé, jusque dans certains villages. Nous avons préféré l’option Publibike, qui correspond mieux aux besoins de la région.»

Recours au TF possible

Reste qu’Intermobility peut encore faire recours au Tribunal fédéral. Elle a jusqu’au 22 janvier pour le faire. «Mais comme la Cour suprême a déjà rejeté plusieurs de ses recours, notamment à Berne et à Zurich, on peut espérer qu’il en sera de même dans notre cas», avance Nathalie Etter, responsable de pôle au Conseil régional. Avec la décision du Tribunal cantonal, Publibike, qui sera propriétaire des installations, peut enfin lancer la planification du nouveau réseau, qui se fera en deux étapes, d’abord à Nyon et à Gland, puis à Coppet et à Rolle. «On espère pouvoir introduire notre nouveau système rapidement et être prêt pour le printemps prochain», note son directeur Bruno Rohner. Comme dans le réseau de Lausanne-Morges, inauguré récemment, les stations de vélos, débarrassées des bornes individuelles, seront compatibles avec le smartphone ou le SwissPass. (TDG)

Créé: 07.12.2017, 20h29

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