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Le chat sauvage, souffre-douleur du climat

Le félin s'adapte moins bien que son hybride domestico-forestier au réchauffement planétaire. Reportage aux frontières du canton, au dessus de Nyon.

Le parc animalier de La Garenne possède trois spécimens de chats sauvages.
Le parc animalier de La Garenne possède trois spécimens de chats sauvages.
La Garenne
Deux femelles et un mâle nés en captivité dans des zoos suisses.
Deux femelles et un mâle nés en captivité dans des zoos suisses.
La Garenne
ou de ce sanglier.
ou de ce sanglier.
Association Grande Cariçaie
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En ce matin de janvier, le fond de l’air est glacial, mais les effets de lumière sur le lac sont somptueux. Comme tous les quinze jours, Béatrice Nussberger va relever ses pièges à ADN disséminés dans le massif forestier du Muids, au-dessus de Nyon. Sur une surface de 1 km2, la biologiste a déposé trois lattes en bois émoussées et enduites de teinture de valériane, une substance dont les chats ?sauvages comme domestiques? raffolent au point de s’y frotter. Elle s’approche de la planchette en bois, l’inspecte à la recherche de poils pris dans les échardes. «La présence de la racine du poil est indispensable, indique la scientifique, c’est là que se trouvent les éléments génétiques que je vais m’efforcer de déchiffrer au labo.»

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