Green Drinks: débattre d’écologie autour d’un verre

Nouvelle vagueUn rendez-vous mensuel pour discuter d’écologie dans le cadre informel d’un bar, c’est le principe des Green Drinks. Le concept vient d’être lancé à Genève.

Claude-Anne et Bastien (au centre) organisent des soirées apéro pour discuter d’enjeux environnementaux.

Claude-Anne et Bastien (au centre) organisent des soirées apéro pour discuter d’enjeux environnementaux. Image: STEEVE IUNCKER-GOMEZ

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Un verre de bière à la main, un expert de la finance durable passionne son public dans l’ambiance feutrée d’un bar. Depuis avril dernier, des «apéros verts» sont organisés les premiers lundis du mois à 19 heures, au bar Le Scandale, à la rue de Lausanne. Objectif: partager et débattre des enjeux environnementaux. «Le cadre informel favorise les discussions et la prise de parole», souligne Claude-Anne Schumacher, coorganisatrice des événements avec ses amis Christelle Favre et Bastien Quiquerez.

Ces Green Drinks sont animés par des intervenants bénévoles: professeurs, responsables d’associations… Autant d’experts qui partagent leurs connaissances sur des thèmes souvent méconnus. «Nous essayons d’éviter les sujets déjà très discutés, comme la question de la consommation de viande, par exemple», explique Bastien, 28 ans. La première édition genevoise s’intéressait à la mode durable, la deuxième à la finance verte. Et pour les prochaines? «Nous avons beaucoup d’idées, nous aimerions parler du fret, ou de l’impact écologique de la drogue, par exemple, détaille Claude-Anne, 27 ans. Ces événements sont une manière pour nous de contribuer à éveiller le débat sur l’écologie, sujet qui nous tient particulièrement à cœur.» Cela débouche souvent sur des rencontres fortuites entre des membres qui partagent un intérêt commun pour l’environnement.

Le concept des Green Drinks a émergé à Londres en 1989. Il en existe aujourd’hui dans plus de 500 villes à travers le monde. Si une ville n’a pas déjà de tels regroupements, les intéressés peuvent reprendre l’idée pour l’appliquer dans leur cité. C’est à Kigali, au Rwanda, que Christelle Favre, 26 ans, a découvert le concept. Séduite, elle a convaincu ses amis, rencontrés sur les bancs de l’Université de Genève en géographie, de prendre en main une telle organisation avec elle. L’association apolitique communique ses événements par les réseaux sociaux, les agendas publics mais aussi par le bouche-à-oreille. «L’objectif à terme serait que les Green Drinks deviennent une habitude, souhaite Claude-Anne. Les gens viendront naturellement et ce sera leur immanquable rendez-vous du mois.»

Sur internet: www.facebook.com/Green-Drinks

Créé: 18.06.2019, 08h13

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