A ski, du sommet au pied du Haut-Fleury, ça farte!

BaladeC’est à Praz de Lys-Sommand que l’on vous emmène en balade, pour une fois sur les lattes. Tout schuss!

Depuis les différentes pistes du domaine de Praz de Lys-Sommand, les panoramas sur la chaine du Mont-Blanc et les sommets environnants se multiplient. De quoi accompagner les joies du ski.

Depuis les différentes pistes du domaine de Praz de Lys-Sommand, les panoramas sur la chaine du Mont-Blanc et les sommets environnants se multiplient. De quoi accompagner les joies du ski. Image: Lucien Fortunati

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Tout commence par une montée en télésiège. Normal, puisque, pour une fois, notre balade se fera à ski. Parmi la cinquantaine de kilomètres de pistes que compte le domaine de Praz de Lys-Sommand, on opte pour celle du Haut-Fleury. La plus longue, qui enregistre 700 mètres de dénivelé.

Le démarrage se passe donc en douceur. Spatules aux pieds, on se dirige vers les hauteurs enneigées. «Il s’agit du point culminant de la station, à 2000 mètres d’altitude», explique Laurence Girard, la directrice de l’Office de tourisme de la station haut-savoyarde.

Sur les pentes environnantes, on aperçoit les traces de mini-avalanches, déclenchées afin de sécuriser le domaine. Une dizaine de pisteurs veillent au grain.

Mouflons et chamois

Dans notre dos s’étend la chaîne du Mont-Blanc: l’Aiguille-de-Bionnassay, qui domine Saint-Gervais, ou encore les Aiguilles-Rouges. «Ici, ce sont les Dents-du-Midi. On peut aussi voir le Roc-d’Enfer à 2400 m, la Pointe-Chalune et la Pointe-d’Uble. Cette dernière est connue pour porter un troupeau de mouflons, souligne Laurence Girard. On est en effet en bordure de zone Natura 2000. Il s’agit d’une zone protégée, la réserve du Roc-d’Enfer, qui abrite de grands animaux.»

Depuis le télésiège, la Pointe-d’Uble est trop éloignée pour espérer voir ne serait-ce que la queue d’un mouflon. Au fait, ça a une queue, le mouflon? Passons… «En revanche, en regardant bien, on peut voir des chamois», précise la directrice, interrompant cette digression mentale.

Les toiles colorées des parapentes viennent aussi pigmenter la vue. Rappelons que la station a servi de camp de base aux pionniers de cette discipline. Ces derniers s’élançant depuis Pertuiset.

Le télésiège nous dépose à quelques pas du sommet. Une fois la butte passée, un nouveau panorama s’étend à nos pieds. Le retraité Bernard Thomazo, montagnard breton (on aura tout vu!), immortalise la vue. «Je prends des photos pour justifier que je suis venu au Haut-Fleury», commente-t-il en riant.

Léman dans la brume

La pause se prolonge. Tout en ajustant leurs dragonnes, les skieurs admirent les sommets du bassin annécien, le Môle, qui domine la vallée de l’Arve, le Salève mais aussi les Aravis avec la Pointe-Percée ou encore le Jura. Sous la brume, on imagine les eaux du Léman. Tandis qu’ici, le soleil scintille.

«On vient depuis plusieurs années. Ce n’est pas loin de Genève. En été, on voit les avions décoller, le Jet d’eau. L’hiver, la station est assez familiale, il y en a pour tous les goûts», précise Antoinette, une maman genevoise accompagnée de sa fille et des amies de celle-ci.

«Ici, on est à cheval entre les deux plateaux de la station», stipule Laurence Girard. Deux pistes descendent côté Praz de Lys et deux autres côtés Sommand, soit la noire du Vélard et la combe Perret. Cette dernière est une noire balisée et sécurisée mais non damée. «Un bel espace d’expression pour des skieurs d’un bon niveau», poursuit notre guide du jour. En ce qui nous concerne, on optera donc pour la bleue, celle du lac de Roy. Connu pour être une balade estivale fort agréable.

Il est temps de skier! La piste attaque en douceur, par un large couloir en pente douce. «Regarde, c’est le pic du Marcelly», lance un trio de skieuses originaires du coin. Tout comme nous, Bernard se lance dans la première pente. A nos pieds, on devine le lac de Roy, couvert d’un épais manteau neigeux.

«Fin du domaine»

Un petit passage tout schuss permet d’atteindre le sommet d’un petit monticule. On repart pour quelques murs gentillets. La piste rejoint bientôt la bleue des Tétras. Puis c’est au milieu des sapins que se termine la balade. Pour enfin regagner le télésiège de Praz-l’Evêque, à 1240 m.

Nous sommes au point le plus bas de la station. «Fin du domaine», indique un panneau. Inutile de préciser que la session de ski ne s’arrête pas là. Les spatules chauffent encore durant trois bonnes heures. Histoire de profiter de l’ensemble du domaine. Le côté Sommand vaut lui aussi le détour. Avec un petit coup de cœur pour la rouge, répondant à l’étrange nom de Mouille Noire.

Le tout finit avec des courbatures plein les gambettes, de belles images dans le fond des mirettes et un gueuleton autour d’une tartiflette, arrosée d’une bonne rasade de roussette. (TDG)

Créé: 13.02.2015, 19h35

(Image: DR)

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