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Pétition contre un montreur d'ours en Haute-Savoie

Le spectacle programmé par l'Office de tourisme de Thônes, près d'Annecy, doit être annulé, demande une pétition de défenseurs des animaux.

Martin, un ours du zoo de Servion.
Martin, un ours du zoo de Servion.
DR

Deux associations de protection animale, Aves France et Paris Animaux Zoopolis, demandent l'annulation du spectacle de montreur d'ours annoncé pour le mercredi 21 août à Thônes, une commune près d'Annecy en France, selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette pétition a recueilli 33 993 signatures sur le site mesopinions.com. L'Office de tourisme de Thônes-Cœur de Vallée a inscrit cette animation dans l'agenda «Famille plus» et la présente ainsi: «Nous vous invitons à faire la connaissance de Frédéric C. et de son ours Valentin pour une rencontre unique: vous serez les témoins privilégiés des moments magiques entre le dresseur et l'ours, qui est loin d'être l'animal féroce et sanguinaire que certains s'imaginent encore. Cette présentation pédagogique allie tendresse et complicité, sans omettre de passer un message en faveur de la nature.»

Les associations françaises de défense animale ont remis récemment un rapport demandant l'interdiction de spectacle mettant en scène des animaux sauvages. Aves France et Paris Animaux Zoopolis dénonce les conditions dans lesquels neuf ours sont exhibés au public dans 28 spectacles recensés en 2018, qui auraient selon elles, parcouru plus de 17 000 kilomètres en France. Ce spectacle de rue qui remonte au Moyen-Âge est encore présent dans l'Hexagone. En Suisse, au début du siècle, des montreurs d'ours étaient présents sur certaines foires agricoles. Aujourd'hui, c'est le vétérinaire cantonal qui décide en fonction des conditions de vie de l'animal si son exhibition est autorisée ou non.

Selon France 3, l'Office de tourisme de Thône maintiendrait la programmation de l'événement et la municipalité aurait envoyé un e-mail rappelant qu'elle avait voté une délibération interdisant les cirques avec animaux sauvages à compter de septembre 2019. Cependant, cette délibération serait entachée d'illégalité d'après la préfecture de Haute-Savoie, cité par France 3.

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