Nyon: ambitieux projet de développement

UrbanismeLogements, ateliers de réinsertion, maisons des arts et des associations, l’ancienne friche industrielle de l’Esp’Asse pourrait combler de nombreuses attentes.

La passerelle contournant la future salle polyvalente filera en pont sur l'Asse.

La passerelle contournant la future salle polyvalente filera en pont sur l'Asse. Image: BUREAU ENVAR

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De la vieille usine Stellram, il ne restera que deux bâtiments à sheds (toiture en dents de scie) et celui, qui sera rehaussé de deux niveaux, qui abrite l’association de réinsertion Pro-Jet. Tout le reste de cette friche industrielle nyonnaise, rachetée il y a 16 ans par la Fondation Esp’Asse pour y loger des activités socioculturelles, sera démoli pour laisser la place à un ambitieux projet de développement. Ce qui hier n’était encore qu’un plan de quartier a été mis en forme par les architectes David Prudente et Laurent Bertschi, du bureau Envar, lauréat du mandat d’études parallèles organisé par la fondation.

Le site, qui abrite aujourd’hui une cinquantaine de locataires, dont de nombreux ateliers d’artistes et bureaux d’organismes d’entraide sociale, ne changera pas de vocation. Mais il accueillera en plus une trentaine de logements à loyers abordables, aménagés dans les étages supérieurs des nouvelles constructions. Un petit bâtiment, à un seul niveau, servitude oblige, sera érigé sur l’actuel parking de l’Esp’Asse. Composé de deux fois huit chambres autour d’un espace commun, il est destiné à héberger des étudiants ou, pourquoi pas, le sleep-in que l’Association œcuménique sociale de La Côte réclame depuis des années pour les sans-abri.

A côté, un bâtiment sur deux niveaux, avec parking souterrain d’environ 170 places, qui devrait accueillir côté route de l’Etraz le Bric-à-Brac, soit la brocante de l’Esp’Asse. Mais aussi une salle polyvalente modulable de 500 places assises, avec scène, foyer et un restaurant. Le tout contourné à mi-hauteur par une passerelle qui fera le lien horizontal entre la route de l’Etraz et l’école du Rocher, par-dessus la rivière de l’Asse.

Un projet, cofinancé par la Ville, qui permettra à la fois de sécuriser le parcours à pied et à vélo des élèves vers l’école du Rocher et de donner un accès public au site. «Nous avons voulu donner à ce tissu urbain un maximum d’interactions entre espaces communs, place centrale, terrasses et ruelle des Artistes», explique l’architecte David Prudente.

Sur le front de la route, le bâtiment principal de l’usine sera démoli pour laisser la place à une Maison des associations, soit les bureaux des nombreuses structures sociales déjà en place, comme Caritas, la Croix-Rouge, Pro Juventute, Lire & Ecrire, l’Oseo, etc., ainsi que d’autres associations à but non lucratif.

A côté du pont CFF, l’actuel Bric-à-Brac laissera la place à une Maison des arts et de la culture, bâtiment qui descendra en terrasses vers la rivière. Elle accueillera non seulement des artistes, mais aussi deux salles d’exposition. «Ce seront des ateliers où l’on pourra habiter, contrairement à ceux qui restent dans les anciens bâtiments industriels», explique Jean-Claude Bouvrot, administrateur de l’Esp’Asse, qui entend conserver tous les locataires actuels. Le développement du site étant prévu par étapes, il sera en effet possible de les déplacer au gré des travaux, qui devraient s’étaler sur six à huit ans.

Estimé entre 30 et 40 millions de francs, ce programme n’est pas encore coulé dans le béton et sera réalisé en fonction des finances de la fondation. En marge de la présentation des plans, le 3 novembre, la ruelle des Artistes sera en fête de 15 h à 22 h.

Créé: 02.11.2017, 11h25

Combler un manque

Soumis depuis des années à de nombreuses sollicitations, l’Esp’Asse ne pourra satisfaire tout le monde. Mais la fondation peut répondre à des besoins immédiats. «A Nyon, où les activités culturelles et associatives foisonnent, on manque de tout, les demandes de salles sont énormes. Alors un tel projet n’est que du bonheur», estime Fabienne Freymond Cantone, municipale de la Culture. Car si la Ville n’a pas participé à l’élaboration du cahier des charges du concours, elle voit un fort potentiel du côté de l’Esp’Asse. La fondation a tenté de répondre aux besoins, notamment en créant une salle de spectacle. «Des acteurs culturels nous disent que l’Usine à gaz, même avec son extension, est trop petite pour certaines manifestations», relève Jean-Claude Bouvrot. Même chose pour les expositions, confinées au château ou à la minuscule Grenette. «La Ville manque d’une salle pour de grands événements artistiques, mais nos locaux doivent rester ouverts à tous, professionnels comme amateurs».

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