L’Ecole de rythmique de Nyon cherche terre d'asile

MusiqueA cause d'un projet immobilier, l’institution fondée par Liliane Favre-Bulle doit quitter ses locaux historiques.

Tamaé Gennai et Pierre Deveaud (ici en spectacle) reprendront l'Ecole de rythmique de Nyon en 2018.

Tamaé Gennai et Pierre Deveaud (ici en spectacle) reprendront l'Ecole de rythmique de Nyon en 2018. Image: Olivier Allenspach

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Le projet de démolition et de reconstruction d’un immeuble à la rue de la Colombière, à Nyon, devrait jeter à la rue l’Ecole de rythmique fondée il y a bientôt septante ans par Liliane Favre-Bulle. C’est en effet au rez-de-chaussée de cette maison qu’elle a enseigné durant des décennies la méthode d’éducation à la musique par le mouvement inventée par le Genevois Emile Jaques-Dalcroze.

Aujourd’hui, sa directrice, Sylvie Rutschmann, qui a repris la barre il y a vingt-deux ans, se voit contrainte de chercher de nouveaux locaux. Car l’hoirie propriétaire de l’immeuble a décidé de vendre son bien à un promoteur-architecte, qui entend construire sept logements avec surface commerciale au rez-de-chaussée.

Délai de deux ans arraché

«Après moult procédures, j’ai obtenu un délai pour rester jusqu’à fin août 2018», explique la directrice. Faute d’entretien de l’immeuble ces dernières années, l’école a dû faire elle-même des travaux. C’est justement la vétusté des locaux qui incite l’acquéreur, l’architecte Jacques Suard, à démolir l’immeuble. Ayant lui-même dans son enfance suivi les cours de rythmique de Mme Favre-Bulle, il est, comme beaucoup de Nyonnais, attaché à cette institution et n’exclut pas de maintenir l’école au rez, la surface commerciale projetée étant assez grande pour accueillir salle de cours et vestiaires au sous-sol. «Mais j’attendrai le permis de construire avant de lancer toute discussion avec l’école», précise l’architecte, en admettant que le futur loyer prendra forcément l’ascenseur.

Flambeau transmis

Actuellement, l’école dispense des cours de rythmique, de solfège, de flûte de bambou, de danse afro-contemporaine et même de claquettes à plus de 140 enfants et à une cinquantaine de seniors. Non seulement à la Colombière mais encore aux Ecoles du Couchant et des Tattes-d’Oie. Sylvie Rutschmann, 62 ans, prépare sa retraite et a déjà trouvé des repreneurs. Tamaé Gennai et Pierre Deveaud, un couple d’artistes formés à l’Institut Jaques-Dalcroze, enseignent la rythmique et se sont fait un nom avec leur Compagnie Tamiero et leurs spectacles pour enfants tout en musique et délicatesse. Ils ont déménagé à Nyon l’automne dernier et ont déjà cherché, sans succès, des locaux pour la reprise en 2018. En septembre, ils feront l’ouverture de la saison du Petit Théâtre de Lausanne avec leur nouveau spectacle, L’Ô. (TDG)

Créé: 27.07.2016, 22h58

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