Deux quartiers sous la loupe des Hautes Ecoles

FormationLes futurs inscrits à la formation «Projets urbains et pouvoir d’agir» vont se pencher sur deux secteurs, à Vernier et Annemasse.

Marko Bandler (Vernier) et Charles Beer (HES-SO Genève) au chevet du quartier Gordon-Bennett

Marko Bandler (Vernier) et Charles Beer (HES-SO Genève) au chevet du quartier Gordon-Bennett Image: Lucien Fortunati

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Quartier de la Coupe Gordon-Bennett, à Vernier. Ce site va être étudié de près dès la rentrée par les participants du CAS transfrontalier (une formation certificative intitulée «Projets urbains et pouvoir d’agir»), lancé par les Hautes Ecoles spécialisées (HES-SO) Genève.

Autour d’une allée centrale se dressent quatre immeubles baptisés «Zéphyr» ou encore «Scirocco». Ces bâtisses de béton aux façades peintes en vert et aux balcons design ajourés abritent 845 habitants. Une création ex nihilo qui n’est pas sans poser quelques problèmes. Comme le résume Marko Bandler, responsable du service de la Cohésion sociale à Vernier: «Sorti de terre en 2012, ce quartier a des spécificités intéressantes et uniques. Sa situation géographique, entre Le Lignon et les Libellules, et son rattachement administratif aux Libellules soulève des enjeux identitaires.» Auxquels s’ajoutent des problématiques très concrètes: vis-à-vis avec l’immeuble d’en face, bruits incommodants remontant de l’allée centrale, manque d’espaces verts ou encore mixité sociale entre des propriétaires, des locataires en loyer libre et d’autres en loyer modéré.

«Qu’est-ce qu’un quartier?»

De quoi se poser la question suivante: «Qu’est-ce qu’un quartier? Est-ce un bâti où l’on dort ou un endroit où l’on vit?» lance Marko Bandler. Telle pourrait être l’une des pistes de réflexion sur laquelle se pencheraient les participants du CAS. Intitulée «Projets urbains et pouvoir d’agir», cette formation est ouverte à des professionnels issus de différentes disciplines. «L’idée pour nous est de travailler avec des terrains qui représentent des enjeux en termes de politiques publiques», résume le responsable de la formation, l’ancien conseiller d’Etat Charles Beer. Un travail de réflexion qui sera mené par les professionnels avec les autorités et bien entendu les habitants. «Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir un regard extérieur», souligne Marko Bandler. Un avis que partage un autre partenaire de HES-SO: Annemasse agglo. Pensée à l’échelle du Grand Genève, la formation va en effet franchir la frontière. L’autre terrain d’étude sera la future zone d’aménagement concertée (ZAC) Etoile-Annemasse-Genève. Une aubaine aux yeux du président d’Annemasse agglo, Christian Dupessey. «Il s’agit d’un projet urbain entièrement nouveau. On a le pouvoir d’agir car on a tout à créer.» L’élu socialiste croit beaucoup dans l’interdisciplinarité de la formation. «Il est vraiment intéressant que tous ces gens compétents dans leur domaine puissent se former ensemble, s’apporter, s’enrichir de leurs expériences professionnelles.»

Autour de la future gare

La ZAC en est pour le moment au stade des études. A terme, les 19 hectares entourant la future gare d’Annemasse accueilleront 2500 à 3000 habitants et autant d’emplois. S’étendant sur Annemasse, Ambilly et Ville-la-Grand, elle comprendra aussi une offre de formations ainsi que des équipements publics. «On ne veut pas d’un quartier dortoir! C’est un quartier qui doit vivre. On a les grands axes, on sait ce que l’on veut y faire, reste à savoir comment on veut le faire. Et pour cela, nous comptons sur l’expertise des participants au CAS ainsi que sur les échanges d’expériences avec Vernier», souligne Christian Dupessey.

Cette complémentarité des deux terrains d’étude n’a pas échappé à Charles Beer. «Nous allons pouvoir discuter concrètement des rapports entre la théorie et la pratique», se réjouit le responsable de la formation. (TDG)

Créé: 24.05.2016, 20h33

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Jusqu’au 30 juin

Le CAS «Projets urbains et pouvoir d’agir» débutera le 26 septembre. Mis en place par la Haute Ecole de travail social (HETS), ce certificat comprend 18?jours de cours, auxquels s’ajoutent les heures de travail individuel libre. Cette formation continue se veut interdisciplinaire. Peuvent y participer des travailleurs sociaux, enseignants, architectes, concierges, urbanistes, agents de sécurité, etc. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 juin. M.P.

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