Passer au contenu principal

Le dernier acte de la République espagnole fut signé en 1939 dans le Grand Genève

Samedi, la table sur laquelle le président espagnol signa sa démission en 1939 a été restituée à l'Espagne lors d'une cérémonie à Collonges-sous-Salève.

De gauche à droite, M. Lopez-Herrera Sanchez, consul général d'Espagne à Lyon, Mme Gemma Cantera vice-consul générale d'Espagne à Lyon, Zoubida Franzoni, avocate, Irene Lozano Domingo, secrétaire d'État du Ministère des Affaires étrangères d'Espagn, M. Luc Franzoni, docteur en droit, et Joaquin de Aristegui, directeur général d'Espagne globale.
De gauche à droite, M. Lopez-Herrera Sanchez, consul général d'Espagne à Lyon, Mme Gemma Cantera vice-consul générale d'Espagne à Lyon, Zoubida Franzoni, avocate, Irene Lozano Domingo, secrétaire d'État du Ministère des Affaires étrangères d'Espagn, M. Luc Franzoni, docteur en droit, et Joaquin de Aristegui, directeur général d'Espagne globale.

Dans la petite commune de Collonges-sous-Salève, collée à Croix-de-Rozon, un morceau d'histoire de l'Espagne a été restitué à Madrid samedi par Luc Franzoni, Franco-Suisse, descendant de la famille qui accueillit à deux reprises le président de la République espagnole Manuel Azana et sa délégation en 1938 et 1939.

Une plaque sur la place du village situé au pied du Salève en France voisine rappelle cet épisode historique. Cette cérémonie s'est déroulée en présence de la Secrétaire d'État aux Affaires étrangères d'Espagne, Irène Lozano Domingo.

Le choix du président de l'Espagne républicaine de s'installer au lieu-dit La Prasle à Collonges-sous-Salève tient aux liens existants entre sa famille et celle de Geneviève Troupel, fonctionnaire internationale de la Société des Nations à Genève. Mais aussi à l'engagement de Marcel Griaule, beau-frère de Geneviève Troupel, ethnologue de réputation mondiale, domicilié à La Prasle qui fut notamment conseiller spécial du Négus éthiopien Hailé Sélassié lors de l'examen par la SDN de l'invasion menée par l'Italie fasciste de Mussolini. Dans ces fonctions, il s'était lié d'amitié avec le gouvernement républicain espagnol.

«Ces liens conduiront Marcel et Jeanne Griaule à mettre leur maison à disposition du président Azana en exil, de son cabinet et de sa famille, ce qui était courageux à l'époque car les journaux suisses et français de l'époque étaient hostiles aux idées de gauche incarnées par le chef de la République espagnole», expliquait dans son discours Luc Franzoni lors du don de la table «historique» à l'Espagne. Le 27 février 1939, c'est sur cette table que le président espagnol signa sa lettre de démission, dont un article de la «Tribune de Genève» rendra compte.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.