Condamnés pour avoir maltraité des chevaux

JusticeEn mars 2014, deux associations, une française et une genevoise, étaient intervenues pour sauver 16 bêtes près d’Annemasse.

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Trois poneys, un hongre, une jument, une ânesse… En tout, ce sont seize équidés maltraités par leurs propriétaires que l’association haut-savoyarde Animaux-Secours et son homologue genevoise le Refuge de Darwyn avaient sauvé au début de mars 2014, à Cranves-Sales, près d’Annemasse. Cette affaire que nous vous contions il y a un an connaît un nouvel épisode, de nature judiciaire.

Le Tribunal correctionnel de Thonon a rendu son délibéré le 26 mars. Il a reconnu les deux propriétaires coupables entre autres «d’abandon volontaire d’un animal domestique» et de «privation de nourriture ou d’abreuvement». Le jugement évoque des animaux «exposés aux intempéries; sur des terrains boueux et souillés en permanence, sans hébergement adapté, sans abreuvement suffisant» et laissés «sans soins».

«Un dossier accablant», selon les mots d’Alain Torrano, directeur d’Animaux-Secours. Le 1er mars 2014, son association avait même dû intervenir afin de permettre «l’euthanasie en urgence d’un cheval retrouvé à terre par l’une de leur adhérente».

Face à la gravité de la situation, les deux associations de protection des animaux avaient décidé de saisir la justice et s’étaient portées parties civiles. «Notre premier objectif, explique Alain Torrano, était de destituer ces deux personnes de la propriété de ces chevaux. Or, le tribunal va plus loin en leur interdisant de poursuivre ce type d’activité.»

Il se trouve que les deux prévenus ont déménagé suite à cette affaire. Installés en Côte-d’Or, ils ont repris une activité d’exploitation d’équidés. C’est sans doute afin de pouvoir continuer que le duo a fait appel du jugement prononcé par le Tribunal correctionnel de Thonon. D’autant que les prévenus ont aussi été condamnés à rembourser les frais de pension liés à la garde des animaux, soit plus de 50 000 euros.

En attendant le procès en appel, Alain Torrano salue la décision prise en première instance. «J’espère que cela fera jurisprudence.» Enfin, le directeur d’Animaux-Secours salue l’excellente collaboration avec le Refuge de Darwyn. «Ils sont spécialisés dans les chevaux et nous ont été d’une grande aide. C’est d’ailleurs grâce à eux que tous les chevaux ont pu être replacés dans des familles d’accueil.» En attendant d’être officiellement retirés à leurs propriétaires.

Créé: 07.05.2015, 19h46

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