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Les comptes de Nyon sont dans le rouge

La Ville boucle ses comptes 2017 avec un déficit de 3,5 millions de francs.

Les résultats moins bons de gros contribuables, comme Generali qui a vécu une restructuration importante avec un plan social, ont pesé sur les comptes de la Ville de Nyon.
Les résultats moins bons de gros contribuables, comme Generali qui a vécu une restructuration importante avec un plan social, ont pesé sur les comptes de la Ville de Nyon.
Philippe Maeder

«Le résultat des comptes n’est pas dramatique, car il ne s’agit pas d’un déficit structurel. Mais notre avenir est inquiétant», note le syndic de Nyon, Daniel Rossellat. Le budget 2017 prévoyait un déficit de 8 millions de francs, il n’est finalement «que» de 3,5 millions. Une perte, sur un total de charges de 203,5 millions, qui est due essentiellement à la diminution des impôts pour personnes morales.

Cette baisse est liée, d’une part, aux corrections pour les périodes fiscales précédentes et, d’autre part, aux résultats moins bons des plus gros contribuables, comme Generali, qui a vécu une restructuration importante avec un plan social. «Ces quelques contribuables représentant près de la moitié de nos revenus, nous allons renforcer la stratégie visant à diversifier le tissu économique», prévient le syndic.

Le municipal des Finances, Claude Uldry, se dit assez satisfait de la maîtrise des charges, qui comble une partie de ce manque sur les personnes morales. «En outre, 100 logements seront mis sur le marché cette année, ce qui générera des revenus. Car la ville de Nyon, contrairement à ce que l’on voit ailleurs dans le canton, ne connaît pas de baisse en matière de logements et reste attractive.»

Comme en 2016, les investissements ont été soutenus, avec un résultat net de près de 52 millions, dû à la finalisation des complexes scolaires du Couchant et du Cossy. La dette s’élève ainsi à 263 millions, le plafond d’endettement étant fixé à 360 millions pour la législature.

Mais, pour les budgets à venir, les charges péréquatives en constante hausse ainsi que la difficulté d’estimer l’impact qu’aura la RIE III, sans les montants compensatoires de la Confédération, inquiètent la Municipalité. «Augmenter les impôts des personnes physiques pour combler le trou des personnes morales passerait difficilement», rappelle le syndic, pour qui la péréquation, «machine dont le mécanicien a quitté l’atelier», réclame une refonte urgente du système.

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