Un chasseur romand tue quatre ânes en France

Fait diversL’homme a tiré à maintes reprises sur les animaux, causant une vague d’émotions dans la région.

Cet âne, une des quatre bêtes tuées dimanche, a-t-il été abattu par mégarde? Une enquête est en cours pour répondre à cette question.

Cet âne, une des quatre bêtes tuées dimanche, a-t-il été abattu par mégarde? Une enquête est en cours pour répondre à cette question. Image: DR

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Un drame a eu lieu dimanche près du village d’Arith, dans une commune de Savoie. Un chasseur romand a tué deux ânes et en a blessé mortellement deux autres, qui ont dû être euthanasiés après coup vu la gravité de leur blessure.

Fanfan (19 ans), Ulule (9 ans) Moustique et Mistral (17 ans chacun) ne sont plus. Du troupeau, il ne reste que Safran, miraculé, en état de choc. Le chasseur a manifestement visé le cœur de ces bêtes connues de nombreux touristes suisses venus cet été faire de la randonnée dans la nature savoyarde à leurs côtés. La veille encore, les bêtes accompagnaient une famille au même endroit.

Ce qui s’est passé, vers 16 heures dimanche, n’est pas encore clair, une enquête est en cours. Le chasseur était positionné cent mètres au-dessus des animaux, dans une région prisée des cerfs et des biches. Les aurait-il confondus avec ce gibier? On l’ignore à ce stade. On sait par contre qu’il a tiré à plusieurs reprises, avant de recharger son arme et de faire feu à nouveau. «C’est ça qui me choque le plus», confie Sandrine Lassiaille, propriétaire du troupeau et patronne de l’association Arpi’âne. Les balles auraient été d’un gros calibre, un modèle qui exploserait une fois à l’intérieur de la cible.

Alertée par un coup de fil d’une personne chassant manifestement avec le tireur, la Française se rend aussitôt sur les lieux. Elle découvre deux ânes morts, un autre à terre, un autre debout – on ne sait comment tant il était mutilé. «C’était un carnage, il n’y a pas d’autres mots», dit-elle. Le cinquième animal a été retrouvé plus tard dans le sous-bois à côté, tué lui aussi.

Que s’est-il passé ensuite? Le chasseur a-t-il tiré par erreur? C’est flou. Un vétérinaire est arrivé, il a anesthésié les bêtes blessées. Une société d’équarrissage a emporté les carcasses. Elle devrait en faire de la farine animale.

Sandrine Lassiaille a porté plainte. Celle qui vit de randonnées à dos d’âne a aussi subi un préjudice économique. «J’ai reçu énormément de soutien, des gens veulent faire une cagnotte pour reconstituer un troupeau, d’autres me prêter, ou donner, des ânes», indique-t-elle. Sur sa page Facebook, les messages fusent.

La Fédération de chasse de Savoie a condamné «ce geste totalement incompréhensible». La saison de chasse dans la région était ouverte depuis le 10 septembre. Selon la loi, un chasseur doit identifier sa cible avant de tirer, d’autant plus que les zones ouvertes à la chasse sont également occupées par des randonneurs. L’an dernier, un cheval avait été abattu dans les Bauges, ce qui avait déjà provoqué une vague d’émotions. (TDG)

Créé: 19.09.2017, 19h34

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