Un site valdo-franco-genevois promeut le covoiturage

MobilitéToutes les régions qui bordent le Léman sont réunies au sein d'un projet transfrontalier de mobilité pendulaire partagée.

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«Même trajet, même voiture», tel est le slogan du site covoiturage- leman.org, inauguré ce jeudi, dans le cadre du programme européen transfrontalier Interreg France-Suisse. La plate-forme Web fonctionne tel un méta-moteur de recherche. Il sera donc possible de trouver un covoitureur auprès de six sites existant actuellement autour du bassin lémanique. L’offre, tant suisse que française, sera ainsi centralisée sur une seule et même adresse Web.

Le projet est une initiative collective entre les cantons de Genève et Vaud, le Chablais valaisan, les départements de la Haute-Savoie et de l’Ain et le Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT). «Nous montrons que nous savons travailler au-delà des logiques de frontières et apporter des solutions concrètes grâce aux fonds européens», se réjouit Virginie Duby-Muller, députée de Haute-Savoie. Le programme européen Interreg finance en effet près d’un tiers du budget total, évalué à 950 000 euros.

En plus du lancement du site, une large campagne de communication sera mise sur pied pour promouvoir le covoiturage auprès des pendulaires et sensibiliser les entreprises. En effet, 80% des frontaliers qui entrent dans le bassin lémanique sont seuls dans leur voiture. «Notre rôle est d’impulser des comportements individuels en offrant un cadre adéquat», souligne Nuria Gorrite, conseillère d’Etat vaudoise. Elle ajoute que le covoiturage a des effets positifs sur «la qualité de vie, l’écologie, la fluidité du trafic et l’économie des particuliers».

Jacques Melly, président du Conseil du Léman, salue également cet «esprit lémanique autour de la mobilité», même si ce projet n’est pas une «réponse unique et totale» au problème de la saturation des routes. Même constat du côté du conseiller d’Etat genevois Luc Barthassat, en charge des Transports: «Nous sommes à une période charnière dans la mobilité. C’est un grand puzzle, dont le covoiturage est une pièce importante.»

Les réalisations de nombreux autres projets de mobilité sont en effet à l’étude, et plus ou moins avancées: le train Léman Express, l’extension souterraine de la gare Cornavin ou encore la fameuse traversée du lac.

Des couloirs routiers dédiés uniquement au covoiturage ont également été évoqués jeudi par les partenaires. Cette pratique, que l’on peut rencontrer aux Etats-Unis, n’a toutefois «aucune base légale existante et semble difficile à cause de la topographie du territoire», précise Nuria Gorrite.

Créé: 03.09.2015, 13h17

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