Saint-Cergue veut attirer les groupes et les familles

SkiLa station mise sur le ski nocturne alors que le domaine de la Dôle, géré par les Français, attend de grands chantiers.

A Saint-Cergue, la piste du Bois est très prisée par les amateurs de ski nocturne.

A Saint-Cergue, la piste du Bois est très prisée par les amateurs de ski nocturne. Image: Patrick Martin

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Malgré l’ouverture d’un gros chantier au pied de ses pistes de ski du Vallon, en l’occurrence la construction d’une école, la station de Saint-Cergue prépare activement la prochaine saison d’hiver. Avec quelques nouveautés, puisque la Commune a prévu d’installer une surface de glisse provisoire à côté de la buvette des skieurs. «Cette nouvelle offre complétera de manière judicieuse les activités proposées aux familles et aux groupes, qui sont notre public cible pour ces pistes de village», explique Patrick Freudiger, directeur de Télé-Dôle.

Propriétaire des installations, la société a décidé de miser à fond sur le ski nocturne, qui permet aux skieurs de profiter d’un forfait combinant quelques descentes sur les pistes du Corps-de-Garde et du Bois et une bonne fondue dans l’un des restaurants de la station. «Mais on a constaté que les sorties d’entreprises de la région comprennent de nombreux novices à ski qui n’osent pas se lancer sur ces pistes. Nous avons donc décidé d’éclairer aussi celle des débutants», explique le directeur. Dès novembre, trois mâts d’éclairage seront ainsi montés le long de ce téléski.

Malgré le bouillon enregistré l’année dernière, le manque de neige n’ayant permis d’ouvrir les installations que quarante jours, Télé-Dôle a opté pour une baisse générale des tarifs. «En mutualisant les ressources des différentes activités, ski, patinoire et buvette, on espère, avec la Commune, réduire le déficit à moyen terme», explique Thierry Genoud, président de Télé-Dôle.

Espace Dôle, la mue

Pour la Sogestar, la société de gestion de la station française des Rousses qui a repris l’an dernier l’exploitation du massif de la Dôle (lire ci-contre), la saison fut également difficile. Elle a enregistré un déficit de 320 000 euros qu’elle prendra entièrement à son compte. «On avait prévu une perte de 250 000, mais l’enneigement a manqué», rappelle sa directrice, Michèle Ulrich. La saison 2017-2018 sera encore une année transitoire avant le grand chambardement qui fera des 34 remontées mécaniques et 50 km de pistes entre les massifs des Tuffes, du Noirmont, de la Serra et la Dôle, un seul domaine de ski franco-suisse. Au printemps 2018, les Français devraient lancer d’importants travaux, devisés à 10,5 millions d’euros: le remplacement du télésiège 4 places des Jouvenceaux par un télésiège débrayable 6 places et la création d’une liaison téléportée entre le massif de la Dôle et les Tuffes, grâce à la récupération d’une partie du matériel démantelé. «Cette liaison est impérative pour l’avenir du domaine et permettra de mettre en route un seul forfait», rappelle la directrice.

Côté Suisse, Télé-Dôle et la région devront réaliser des aménagements pour quelque 4,5 millions de francs. D’abord le réaménagement du parking des Dappes, au pied du télésiège de la Dôle et de la future liaison. «Le plan, qui a été revu pour rendre de la surface aux pâturages, est encore en discussion mais le préavis devrait être déposé au Conseil régional au printemps», relève Thierry Genoud.

Quant à la création du bâtiment d’accueil, elle attendra la saison 2019-2020. «Un dossier commun part fin novembre pour solliciter un prêt Interreg, car ces projets sont un exemple de collaboration internationale», se réjouit le président de Télé-Dôle. (TDG)

Créé: 19.10.2017, 10h17

Dur, dur d’être une «enclave»

Une société française chargée de l’exploitation d’un domaine de ski situé sur sol suisse, la situation est complexe sur le plan du marché du travail, voire même tout à fait exceptionnelle. Car contrairement aux Portes-du-Soleil, en Valais, où la frontière se situe au sommet des montagnes et permet d’établir des accords commerciaux de part et d’autre entre plusieurs sociétés françaises et suisses, la Dôle est comme une enclave en France, accessible seulement en passant la frontière à La Cure. Pour cette deuxième saison, la question des salaires a été réglée. «Il y avait deux solutions. La première était que la Sogestar ouvre un établissement sur Suisse pour engager du personnel selon le droit suisse, explique François Vodoz, chef du Service de l’emploi du canton de Vaud. Mais avec des réglementations si divergentes entre les deux pays, elle a renoncé. La commission tripartite s’est donc entendue sur une solution qui permet à la société française de détacher du personnel en Suisse durant 90 jours, ce qui ne crée pas de distorsion du marché du travail.»
Mais si des arrangements ont été trouvés pour faciliter l’exploitation, restent encore à régler des problèmes de douane. Il arrive par exemple que du matériel acheté en Suisse pour la Dôle doive passer la frontière pour revenir sur Suisse et doive donc être dédouané! «On créera peutêtre une zone de stockage au pied de la Dôle pour éviter ce problème», note Michèle Ulrich, directrice de la Sogestar.

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