Le mystérieux survol nocturne de la rive gauche élucidé

DronesDeux opérations, n'ayant aucun lien entre elles, se sont déroulées simultanément dans le ciel genevois dans la nuit de lundi à mardi.

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Photo d'illustration Image: Laurent Guiraud (archives)

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Les témoignages étaient légion. Tous évoquaient un ronflement venant du ciel mardi, aux alentours de 3h du matin. On en sait plus désormais sur les raisons de ce phénomène. Sur la rive droite, Skyguide a effectivement utilisé un drone, dans le cadre d'une campagne de calibrage. «Nos vols avec le drone ont eu lieu lundi et mardi soir de 23h30 à environ 3h30, uniquement du côté Bellevue, soit entre l'autoroute et la route de Collovrex», précise Vladi Barrosa, responsable des relations médias chez Skyguide. Pour rappel, ces vols servent à calibrer le système de radionavigation permettant aux avions d'atterrir à Genève aéroport.

Opération des gardes-frontière

Sur l'autre rive, dans le même temps, un drone réveillait les habitants de Chêne-Bougeries ou encore de Champel. Il s'agissait cette fois d'une opération menée par les gardes-frontière. Michel Bachar, porte-parole du corps des gardes-frontières confirme: «Cette opération visait à lutter contre la criminalité transfrontalière.» Le drone, mis à disposition par l'armée, a ainsi survolé toute la rive gauche jusqu'à Bardonnex, vers 3h du matin.

«Quand on demande l’engagement de ces drones, on sait que cela peut déranger les habitants, explique-t-il. Mais, si on déploie de tels moyens, c'est qu'on a de très bonnes raisons de le faire. Cela nous permet de procéder à des actions ciblées.» Sans en dévoiler davantage sur la nature exacte de la délinquance observée depuis les cieux, Michel Bachar poursuit: «Les habitants peuvent se réjouir d'avoir bénéficié de l'appui de cette technologie pour assurer leur protection.»

«Un appui aérien idéal»

Parfois employé dans des opérations conjointes franco-suisses, le drone est aussi loué par le commandant Bertrand Alexandre, à la tête de la gendarmerie de Saint-Julien. «C'est un appui aérien idéal. On travaille d'ailleurs de plus en plus sur l'utilisation de drones militaires pour assurer la sécurité des civils.» Notamment pour lutter contre les cambriolages. «La zone frontalière est particulièrement concernée. Et ce phénomène augmente chaque année. On a principalement affaire à des groupes criminels de l'est, installés à l'année dans le Grand Genève», détaille-t-il.

A noter, lors d'une patrouille mixte, le drone suisse ne franchit pas la frontière. Enfin, Michel Bachar conclut: «Ce type d'opérations est amené à se reproduire, avec un drone, un hélicoptère ou un Super Puma équipé d'une caméra thermique. Car on a bien l'intention de garder le contrôle sur notre secteur, avec l'aide de la police genevoise.»

(TDG)

Créé: 14.06.2017, 11h00

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