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Genève tient un nouveau festival gratuit pendant l’été

Le «Tour de la rade en 80 jours» promet trois mois d’animations du matin au soir.

Sivan Karabulut, le directeur du festival, veut exploiter «l’envie autour de la rade».
Sivan Karabulut, le directeur du festival, veut exploiter «l’envie autour de la rade».
GEORGES CARBRERA

L’été s’annonçait mortel. Pas d’aubes musicales, des Fêtes de Genève fragilisées, sans slowUp, une Lake Parade toujours pas confirmée. C’était jusqu’à l’annonce cette semaine d’un nouveau festival gratuit, itinérant, de juin à août: «Le tour de la rade en 80 jours». Quatre lieux investis à tour de rôle – La Perle du Lac, les Pâquis, l’île Rousseau et les Eaux-Vives pour des DJ sets, de la danse, du cinéma, des barbecues en musique et bien d’autres activités.

Le sauveur estival, c’est l’association Cirrus, qui succède à Sonopack, connue pour ses «Silent party» (fête où l’on écoute la musique au casque). Elle vise un accès démocratique à la culture, avec un maximum d’événements gratuits. Après avoir investi l’île Rousseau l’an dernier, «j’ai senti l’envie qu’il y avait autour de cette rade», explique le directeur du festival Sivan Karabulut.

Pour concrétiser son idée folle, «il a fallu trouver la bonne formule à présenter à la Ville pour les animations, le bruit, la sécurité, les infrastructures…» La condition principale? «La Ville voulait 80% d’animation pure. Elle ne voulait pas juste une buvette supplémentaire, il fallait que ça sorte de l’ordinaire.» Les autorisations sont sur le point d’être délivrées, nous confirme l’administration.

Au programme, les fameuses «Silent Party» à partir de 23 h (sauf pour les enfants, le mercredi après-midi), dont une inédite, si les moyens le permettent, qui se fera en simultané avec des DJ à Paris et Buenos Aires. Il y aura aussi des lectures de poésies, du slam, grâce à Philippe Constantin, coordinateur des Bains des Pâquis. Et pour la première fois du «Silent Cinema», une expérience différente du pur cinéma open air, qui consiste, elle, à regarder des films sur un petit écran, avec un casque. La programmation se situera entre blockbusters et cinéma d’auteur.

D’autres Aubes musicales

Le coup de maître, c’est d’avoir débauché Marc Liebeskind, le programmateur des Aubes musicales (auxquelles les Bains des Pâquis renoncent pour cette année) afin de créer les «musiques de l’?Ôbe», dans la même veine.

Il y aura également des prêts de jeux de société, et du cirque, au sens de «performances visuelles, type jongleurs ou cracheurs de feu», et des espaces détente avec chaises longues, coussins et tapis.

Autre originalité: le Yoga-bière. Cette pratique consiste à enchaîner des postures de yoga en utilisant une bouteille de bière, par exemple la faire tenir en équilibre sur sa tête ou en boire une gorgée entre deux figures.

La programmation, essentiellement composée d’artistes locaux, n’est pas encore définitivement bouclée. «Il y a encore des plages libres pour ne pas employer que des artistes de notre réseau, pour que des gens puissent nous contacter spontanément d’ici là.»

Côté nourriture, il faudra se contenter d’une petite restauration rapide, comme des hamburgers préparés par l’association, et des pizzas, pas de «food trucks».

Le festival fait-il concurrence aux Fêtes de Genève? Au contraire, car une partie des DJ sets de l’association Cirrus sera intégrée aux Fêtes, avec une scène techno et une sonorisation plus conséquentes à ce moment-là.

Il n’y a pas matière à comparaison selon Cédric Waelti, porte-parole du Département de l’environnement urbain et de la sécurité: «Les Fêtes, c’est 190 000 m2 d’emprise sur le domaine public et ce pendant dix jours, sans interruption, avec une grosse infrastructure. Cirrus, c’est quelques centaines de mètres carrés occupés ponctuellement, uniquement pendant les concerts, et avec très peu d’infrastructures.»

Un financement à compléter

Le budget de l’événement est estimé à environ 500 000 francs. «On va s’autofinancer à 80% grâce au bar», détaille Sivan Karabulut. Les tarifs des boissons vont-ils s’en ressentir? «Non, les bières seront entre 4 et 5 francs, et les cocktails entre 10 et 12. Les prix seront libres pour les casques.» Des demandes de subventionnement sont en cours auprès de la Loterie Romande et de la Ville de Genève.

Le directeur du festival insiste sur les nombreux bénévoles qui s’impliquent, «ça change beaucoup de choses au niveau humain».

Plus d’infos sur«www.cirrus-ge.ch» (actuellement en maintenance) ou la page Facebook «Association Cirrus»

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