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À Genève, la pandémie ne prend pas congé pour Pâques

Le canton déplore quatre nouveaux décès pour un total de 153. Les forces de l'ordre ont décerné samedi 72 amendes d'ordre pour non-respect des consignes de distanciation sociale.

Image d'illustration.
Image d'illustration.
Florian Baertschiger

Le coronavirus continue d'endeuiller Genève en ce jour de Pâques. Selon le dernier relevé du service du médecin cantonal, diffusé cet après-midi, le canton déplore quatre nouveaux décès liés au COVID-19, ce qui porte le cumul à 153 morts depuis le début de l'épidémie.

Après quatre journées de baisse, le nombre de nouveaux tests positifs est reparti à la hausse pour se chiffrer à 58 en une journée portant le total de cas avérés à 4357. Il a fallu hospitaliser 17 personnes supplémentaires pour un total de 363 traitées actuellement à l'hôpital. Les soins intensifs s'occupent de 47 patients (en baisse d'une unité), dont 43 sont intubés. Enfin, seize patients en 24 heures ont suffisamment récupéré pour quitter l'hôpital, ce qui porte le total de ces issues heureuses à 479.

Dans ce contexte, la population reste priée de s'en tenir aux consignes de distanciation sociale, en évitant toute réunion de plus de cinq personnes et en observant une distance de deux mètres en chaque individu. Le département de la sécurité, de l'emploi et de la santé indique qu'un total de 72 amendes d'ordre ont été infligées samedi, le même total que la veille, mais avec une répartition différente: dans 30 cas, c'est la distance qui était en cause; dans les 42 autres, le fait d'être réunis en surnombre.

Le département confirme l'information donnée par «20 minutes» d'une intervention de police samedi en début de soirée dans le quartier de Florissant, où un attroupement s'est formé au pied d'un immeuble où un DJ se produisait à son balcon. «Cela est arrivé à 21 heures, au moment où les habitants applaudissent le personnel médical, relate Laurent Paoliello, au nom du département. On voit que ces manifestations n'ont parfois plus pour but de montrer sa gratitude aux soignants, mais bien d'accroître sa popularité sur les réseaux sociaux et cela devient un problème.»

En France voisine, où prévaut la règle d'un confinement strict auquel on ne peut déroger qu'au moyen d'une auto-déclaration écrite, les autorités ont aussi annoncé un tour de vis au début du week-end pascal. «Les infractions constatées sont en moyenne de l’ordre de 50 à 60 par jour sur la zone urbaine de l’Agglomération (Annemasse, Ambilly, Gaillard, Vétraz-Monthoux, Ville-La-Grand, Etrembières), a communiqué vendredi la ville d'Annemasse. Pour les récidivistes, les premières gardes à vue ont eu lieu.»

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