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AfriqueL'ONU salue toute aide pour l'embargo en Libye

Lors de la reprise des discussions de la commission militaire inter-libyenne ce mardi à Genève, l'émissaire Ghassan Salamé a invité les pays à surveiller l'embargo sur les armes dans le pays.

Ghassan Salamé ce mardi lors d'une conférence de presse au Palais des Nations à Genève.
Ghassan Salamé ce mardi lors d'une conférence de presse au Palais des Nations à Genève.
Keystone

L'émissaire de l'ONU pour la Libye a invité mardi les pays à aider les Nations unies à contrôler le respect de l'embargo sur les livraisons d'armes dans ce pays, au lendemain d'un accord européen sur le sujet.

«Quiconque peut aider à surveiller l'embargo sur les armes est le bienvenu», a déclaré à la presse Ghassan Salamé à Genève, à l'ouverture du deuxième cycle des discussions de la commission militaire inter-libyenne. «Si c'est fait par les Européens ou par d'autres, ce n'est pas (...) mon problème», a-t-il ajouté.

Alors que l'embargo sur les armes a été violé à maintes reprises et face à l'immensité du territoire libyen, Ghassan Salamé a appelé «tous les Etats membres des Nations unies à venir à la rescousse pour surveiller le respect de l'embargo sur les armes». «Sinon, cela ne s'arrêtera pas», a-t-il insisté.

Déployer des navires de guerre

Cet appel intervient alors que l'Union européenne est parvenue lundi à un accord pour déployer des navires de guerre à l'est de la Libye afin d'empêcher les livraisons d'armes à ce pays, à la condition, exigée par plusieurs pays, de ne pas laisser cette opération navale encourager les traversées de migrants.

A Genève, les belligérants libyens ont entamé mardi une nouvelle série de pourparlers militaires indirects. Début février, les représentants du Gouvernement d'union nationale (GNA) et du maréchal Khalifa Haftar avaient admis la nécessité de transformer la trêve en un cessez-le-feu permanent sans toutefois parvenir à un accord.

«Ceux qui pensent qu'une seule réunion va régler les problèmes sont des naïfs», a estimé Ghassan Salamé mardi, soulignant qu'il faudrait plusieurs semaines de discussions pour «arriver à une solution».

Il a toutefois jugé que même si la trêve reste «fragile», il y a «des raisons d'espérer», notamment parce que «les Libyens veulent mettre fin à cette tragédie».

Affrontements

Les affrontements entre factions rivales n'ont pas cessé dans le pays depuis la chute, en 2011, du dictateur Mouammar Kadhafi, après une révolte populaire et une intervention militaire menée par la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé mercredi - pour la première fois depuis le début de l'offensive du maréchal Haftar contre Tripoli en avril 2019 - une résolution réclamant qu'«un cessez-le-feu durable» succède dans ce pays à la trêve fragile observée depuis janvier.

Un tel cessez-le-feu n'est toutefois pas une «précondition» au début du dialogue politique inter-libyen qui doit démarrer le 26 février à Genève, a fait remarquer Ghassan Salamé.

AFP

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