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Etape décisive dans la succession de Margaret Chan

Trois Européens, dont le Français Philippe Douste-Blazy, un Africain et un Sud-Asiatique restent en lice. Deux seront éliminés mercredi.

Cette semaine, les représentants des 34 Etats membres qui siègent au Conseil exécutif vont devoir sélectionner les trois finalistes parmi lesquels l'assemblée élira en mai le successeur de l'actuelle directrice.
Cette semaine, les représentants des 34 Etats membres qui siègent au Conseil exécutif vont devoir sélectionner les trois finalistes parmi lesquels l'assemblée élira en mai le successeur de l'actuelle directrice.
Steeve Iuncker Gomez (Archives)

Des six candidats en licepour succéder à Margaret Chan en juillet prochain à la tête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ils ne sont déjà plus que cinq. En ce début de semaine, le Conseil exécutif de l’OMS a écarté la candidature du Hongrois Miklós Szócska, 56 ans, ancien ministre de la Santé et professeur au Centre de formation en gestion des services de santé de l'université Semmelweis de Budapest. Une décision qui était attendue. Le virage populiste du premier ministre hongrois Viktor Orbán et ses positions sur la question des migrants ont ôté toute chance à son ancien ministre de la Santé de rallier des voix sur son nom pour passer le premier tour.

Trois Européens, Philippe Douste-Blazy (France), Flavia Bustreo (Italie), David Nabarro (Grande-Bretagne); un Africain (Tedros Adhanom Ghebreyesus) et un Sud-Asiatique (Sania Nishtar), restent en lice pour succéder à Margaret Chan. Le processus de désignation du prochain directeur général de l’OMS est très politique. D’ici à mercredi soir, les représentants des 34 Etats membres qui siègent au Conseil exécutif vont devoir sélectionner, parmi les cinq candidats restants, les trois finalistes. L’audition de chacun des candidats se déroulera à huis clos.

L’ultime arbitrage aura lieu en mai prochain. A l’issue de nouveaux entretiens avec les postulants au poste de directeur général de l’OMS, les 194 Etats membres feront leur choix. Les finalistes se sont montrés très actifs ces dernières semaines multipliant les contacts avec les gouvernements pour décrocher des soutiens. Impossible de faire des pronostics. Le Britannique David Nabarro part avec un handicap à cause du Brexit qui pourrait le priver des voix des pays européens mais il jouit d’autres appuis.

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a déployé d’énormes moyens pour se rallier un maximum de soutiens dès le début du processus de sélection. Les controverses sur sa gestion passée de certains dossiers ne semblent pas l’avoir atteint. Il est toujours parmi les favoris.

Les jeux sont très ouverts

Philippe Douste-Blazy a, quant à lui, opté pour la discrétion. Le Français a tracé son sillon sans faire de bruit mais en gagnant de nombreux appuis. L’Italienne Flavia Bustreo et la Pakistanaise Sania Nishtar ne sont pas condamnées, elles non plus, à faire de la figuration.

Les Nations Unies ont écarté le critère régional du processus de sélection du prochain directeur général de l’OMS. La prime donnée aux femmes candidates passe également à la trappe, le directeur général sortant étant déjà une femme. Les Etats sont tombés d’accord, en revanche, pour privilégier celle ou celui qui fera montre de solides aptitudes politiques pour gérer l'une des organisations les plus importantes du système onusien.

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