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Les employés de l’ONU à Genève se mettent en grève

Le bras de fer entre les fonctionnaires internationaux et leur administration basée à New York se durcit.

Un appel à un arrêt de travail de deux heures a été lancé ce vendredi après-midi.
Un appel à un arrêt de travail de deux heures a été lancé ce vendredi après-midi.
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La coordination des syndicats qui représentent les fonctionnaires de l’ONU employés au Palais des Nations et dans les agences onusiennes a mis sa menace à exécution. Un appel à un arrêt de travail de deux heures a été lancé ce vendredi après-midi en réaction à une mesure de réduction des salaires qui atteindrait 7,5%. «Nos démarches pour amorcer un dialogue avec la Commission de la fonction publique internationale (ICSC) basée à New York n’ont rien donné. Il n’était pas question que nous restions les bras croisés», explique Ian Richards, secrétaire exécutif du Conseil de coordination.

En raison de cet arrêt de travail, le Conseil des droits de l’homme a dû suspendre ses travaux. Les syndicats assurent avoir demandé aux traducteurs mobilisés dans le cadre du dossier syrien de ne pas quitter leur poste. Les grèves sont rares au sein du système des Nations Unies. Une par décennie en moyenne. «Et toujours pour la même raison», soupire Catherine Comte-Tiberghien, présidente du syndicat du personnel du Bureau internationale du travail.

«Au sein de l’ONU, nous n’avons pas de système de négociation collective. La Commission de la fonction publique internationale prend des décisions de façon unilatérale. A chaque fois, nous devons nous battre pour lui faire entendre raison», explique-t-elle. Selon Ian Richards, les réductions de salaire prévues le sont sur la base de statistiques sur le coût de la vie à Genève qui sont erronées. Mais selon le syndicaliste, New York ne veut pas en démordre.

Michael Moller, le directeur de l’ONU à Genève, et les directeurs d’agences ont fait remonter le cahier de doléance des syndicats auprès de l’administration à New York mais eux-mêmes ne peuvent pas prendre de décision s’agissant des salaires. A 15 h 30, plusieurs centaines d’employés se sont retrouvées dans une salle de conférences pour scander «No pay cut!» et écouter les responsables syndicaux.

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